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2017, l’ONU exige la participation de la femme au processus politique et économique

Écrit par Stanislas Ntambwe le . Publié dans Online Dépêches

Le 8 mars 2017 marque la  célébration de la 40ème journée internationale de la femme, marquant les souvenirs des luttes et les réalisations passées, ainsi que le point de ralliement des efforts coordonnés déployés sous l’égide de  l’ONU, pour exiger la réalisation des droits des femmes et leur participation au processus politique et économique.

 

Officialisée par  l’ONU  en 1977, la Journée Internationale des Femmes trouve son origine dans les luttes des ouvrières et suffragettes du début du XXe siècle  en Amérique du Nord et en Europe, pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote.

C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations des militantes préparent des manifestations, pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, afin d’améliorer la situation des femmes.

Pour la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (Monusco), la Journée internationale des femmes est d’une « brûlante actualité. Car, tant que l’égalité entre les hommes et les  femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer.

Dans la capitale Kinshasa ale, le Gouvernement congolais, la Monusco et l’Onu-Femme organisent plusieurs activités culturelles et pédagogiques. Il s’agit notamment de la cérémonie officielle tenue au Complexe du  Shark Club,  dans la commune de la Gombe, en présence des officiels des deux institutions, ainsi que des membres de la société civile. 

Une planète 50-50 d’ici 2030

Au cours de cette cérémonie les discours du Représentant spécial du Secrétaire général en RDC, M. Maman Sidikou Sambo, de la présidente du Parlement de la jeunesse africaine et le mot du lancement des activités du mois de la femme par la ministre congolaise du Genre et de la Famille ont été successivement prononcés.

Ensuite, un panel d’échange d’expériences et d’opinions sur les conditions de travail des femmes, en direct d’une émission  spéciale  de la Radio Okapi ainsi des séances d’animation culturelle s’en est suivi.

Plus de 3000 femmes venues des différentes catégories sociales professionnelles, formelles et informelles, ont participé à ces    manifestations placées sous le thème centrale de l’année : « Les femmes dans un monde  du travail en évolution : une planète 50-50 d’ici 2030 »,  choisi par les Nations Unies.

Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a déclaré à l’occasion de cette journée que, « les droits de la femme font partie intégrante des droits de l’homme. Mais en ces temps troublés, alors que le monde devient plus imprévisible et chaotique, les femmes et les filles voient leurs droits remis en question, limités ou réduits ».

Autonomiser

A son avis, le seul moyen de protéger les droits des femmes et des filles et de leur permettre de s’épanouir pleinement, est de les « autonomiser ». Car, pense secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, « les déséquilibres qui caractérisent depuis toujours les relations de pouvoir entre hommes et femmes, encore aggravés par l’accroissement des inégalités au sein de la société et entre pays, exposent les femmes et les filles à davantage de discrimination ».

Il relève que dans le monde entier, les traditions, les valeurs culturelles et les religions sont utilisées comme des prétextes pour « s’attaquer aux droits des femmes, institutionnaliser le sexisme et défendre des pratiques misogynes ». Ainsi, note le secrétaire général de l’Onu, les femmes voient aujourd’hui un peu plus rongés leurs droits au regard de la loi, qui n’ont jamais été égaux à ceux des hommes sur aucun des continents. Ainsi, leur droit de décision concernant leur propre corps est remis en question et attaqué.

Intervenant au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Monusco, mercredi 08 mars à Kinshasa, la représentante de l’Onu-femmes en RDC, Awa Sepk a insisté sur les violences faites aux femmes. Elle reconnait cependant que, la question de violences faites à la femme ne peut pas être réglée par un seul partenaire. D’où, l’implication de tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux est de mise.

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