A la Une

Julien Paluku alerte sur une nouvelle guerre au Nord-Kivu

Julien Paluku alerte sur une nouvelle guerre au Nord-Kivu

Cette fois-ci, c’est le gouverneur de la province du Nord-Kivu, lui-même, qui sonne l’alerte....

Dans un message prononcé lundi à Lubumbashi, Kabila tranche : pas d’élections sans le Kasaï

Dans un message prononcé lundi à Lubumbashi, Kabila tranche : pas d’élections sans le Kasaï

A peine revenu d’Afrique du Sud où il a participé dimanche à la Commission mixte RDC – Afrique du...

Effet contagion

Effet contagion

Cela n’arrive pas tous les jours. Un cortège officiel  a été caillassée par une population en...

Nationalité de Katumbi : O. Kamitatu dénonce un montage grossier

Nationalité de Katumbi : O. Kamitatu dénonce un montage grossier

Le régime de Kinshasa s’est inscrit dans un schéma d’exclure définitivement de la scène politique...

Un couple infernal

Un couple infernal

Les propos du président sud-africain, Jacob Zuma, lors de sa rencontre à Pretoria dimanche 25...

Imprimer

Pour qui roulent Olenghankoy, Tshibala et Lisanga ?

Écrit par Le Potentiel. Publié dans A la Une

Fini le suspense. Le Rassemblement est finalement sorti du bourbier dans lequel il s’était enfoncé depuis plusieurs jours. C’est tard dans la nuit de jeudi que ce regroupement est parvenu à se mettre d’accord sur un plan courageux de restructuration. Désormais, son sort est entre les mains de Félix Tshisekedi, son président, en même temps autorité morale, et Pierre Lumbi, président du Conseil des sages. Le projet de déstabilisation piloté par Joseph Olenghankoy, Bruno Tshibala et Lisanga Bonganga ayant fait flop, l’on est en droit de se demander pour qui roulent ces taupes ?  Suivez mon regard.

La tentative de déstabilisation du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, amorcée par certains de ses membres, a échoué. Ancré dans le compromis de Genval, le Rassemblement a tenu bon. Jeudi, tard dans la nuit, ses membres – en tout cas la partie utile – se sont surpassés pour tracer une nouvelle ligne à suivre dans le combat pour l’alternance en République démocratique du Congo. C’est le moins que l’on puisse dire.

Les actions de sape, déployées çà et là, pour fragiliser ses bases se sont avérées inefficaces. Le Rassemblement  est passé par la grande épreuve ; une épreuve de maturité qui le réconforte dans son combat politique.

Les taupes

Et que dire de Joseph Olenghankoy,Lisanga Bonganga et Bruno Tshibala, ceux par qui l’implosion du Rassemblement devrait arriver ? En effet, des sources dignes de foi renseignent que le plan de déstabilisation du Rassemblement était déjà en marche. Tout était ficelé. Pour ce faire, les tireurs de ficelles se sont servis de quelques fils égarés du Rassemblement, dont Joseph Olenghankoy pour le compte de la Dynamique de l’Opposition, Lisanga Bonganga dans le camp de la Coalition des alliés de Tshisekedi et Bruno Tshibala pour le compte de l’Udps– une plateforme aux contours flous. La dislocation de la Dynamique de l’Opposition en deux blocs, avec d’un côté l’aile Martin Fayulu, toujours fidèle aux idéaux du Rassemblement, de l’autre, l’aile Kiakwama, tient à cette logique.

Si ce plan de déstabilisation n’était pas porté par toutes les mouvances de la Majorité présidentielle, principalement son autorité morale, il avait cependant reçu la caution morale de ses principaux animateurs, dont une bonne partie du bureau politique, agissant via son secrétaire général, Aubin Minaku.

De la MP jusqu’au Rassemblement, chacun devrait jouer sa partition pour empêcher le renforcement de l’unité au sein du Rassemblement, surtout après la mort, le 1er février 2017 à Bruxelles, de son leader, Etienne Tshisekedi. C’est la partition que joue l’aile Kiakwama de la Dynamique de l’Opposition qui a continué à s’opposer jusqu’au bout à tout projet de restructuration du Rassemblement, sans proposer d’alternative. En lieu et place, l’aile Kiakwama de la Dynamique a plutôt durci le ton, se rangeant derrière le populiste Olenghankoy.

A l’Udps, le même travail de sape a été confié à Bruno Tshibala mais également à l’un des alliés inconstants d’Etienne Tshisekedi, en l’occurrence Lisanga Bonganga. En termes de transhumance, Lisanga Bonganga est l’un de ceux qui battent le record dans le microcosme politique congolais.

Après avoir participé, avec le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, à la création de l’Opposition républicaine dont il a été à un moment coordonnateur, Lisanga a fini par se désolidariser de l’autorité morale de l’UFC (Union des forces du changement) pour se rallier à Etienne Tshisekedi. Et ce n’était pas la première fois que Lisanga Bonganga revendiquait  son étiquette de pur « tshisekediste ». Il l’a déjà été en 2011, en militant au sein de la plateforme SET (Soutien à Etienne Tshisekedi) en marge de la présidentielle et des législatives nationales de 2011.

A tout prendre, Lisanga Bonganga est un opportuniste politique de premier rang qui bouffe à tous les râteliers. A l’instar de Joseph Olenghankoy, il est d’une inconstance sans pareil sur la scène politique congolaise. Dans l’art de la trahison, Lisanga Bonganga et Joseph Olenghankoy sont blanc bonnet, bonnet blanc. A ces deux vagabonds politiques s’est ajouté en dernière minute un traitre inattendu, à savoir Bruno Tshibala dont la fidélité à Etienne Tshisekedi apparaît aujourd’hui comme un plâtrage qui n’a pas pu résister à l’épreuve du temps. 

L’on se souvient qu’en 2003, juste après l’endossement de l’Accord global et inclusif de Sun City, Joseph Olenghankoy a tourné le dos à Etienne Tshisekedi, se rangeant derrière Arthur Z’Ahidi Ngoma pour la conquête du poste de vice-président de la République, poste réservé à l’opposition. C’est à ce titre qu’il a siégé au gouvernement« 1+4 » comme ministre des Transports et Voies de communication.

Séparer le bon grain de l’ivraie

Au moment où le Rassemblement prend un nouvel élan, le plus important est d’amorcer un bon travail de fondation, avant de se lancer dans la bataille pour l’alternance démocratique. Le Rassemblement a retrouvé l’âme de Genval. C’est l’essentiel.

Pour l’instant, le Rassemblement a besoin d’un grand travail de purge pour séparer le bon grain de l’ivraie. L’ivraie, c’est, entre autres, tous ceux qui, à l’instar de Joseph Olenghankoy, Lisanga Bonganga et Bruno Tshisekedi, se sont mis au service du mal en torpillant de l’intérieur le travail du Rassemblement. Jeudi dernier, ce projet a été déjoué. Le Rassemblement devrait encore tenir. Pour longtemps, s’est engagé le nouveau président de son Conseil des sages, le MSR Pierre Lumbi. Le ton est également le même pour Félix Tshisekedi, nouvelle autorité morale du Rassemblement. Dans cette nouvelle configuration, Pierre Lumbi va assurer la présidence stratégique de la plateforme pendant que Félix Tshisekedi s’occupe de la présidence politique.

Cette double présidence est, somme toute, une voie de sagesse pour renforcer le leadership au sein du Rassemblement avec les deux têtes de proue qui émanent de l’UDPS et du G7. Outre  ces deux postes, la restructuration du Rassemblement prévoit d’autres instances, notamment un Comité de coordination, trois vice-présidents et 4 coordonnateurs adjoints.

 

Corrompus jusqu’au bout, Joseph Olenghankoy et Lisanga Bonganga ont échoué dans leur mission de noyauter le Rassemblement. Pour qui roulaient-ils ? Qu’importe. Le plus dur a été fait. Le Rassemblement a vaincu le démon de la division en consolidant sa position autour du compromis de Genval. Voilà une belle manière d’honorer la mémoire d’Etienne Tshisekedi et de pérenniser son combat politique.

Commentaires   

0 #1 JoeALucy 07-03-2017 14:02
Votre carricaturiste est parmi les meilleurs. Il est subtil et plein d'humour pour donner un sourire, voire faire éclater de rire un observateur éloigné que je suis (présentement très loin de mon cher RD Congo natal). Merci pour vos commentaires également. Je suis mieux informé avec vos Une et vos analyses.
Citer

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Articles récents

La dépréciation du franc congolais face aux devises étrangères est due à la pénurie de devises, l’ajustement difficile au niveau du Trésor public et la spéculation, justifie la Banque centrale du...

Facebook FanBox