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Education : des notables du Grand Kasaï s’empoignent

Écrit par LP. Publié dans Online Dépêches

Le Grand Kasaï brûle. A part le phénomène Kamuina Nsapu et des problèmes de successions dans certaines chefferies de la province, un autre drame risque de s’abattre sur cette partie du territoire national, où la paix est déjà très fragile.

C’est le secteur de l’éducation qui est visé. Cette action est l’œuvre d’un des fils du terroir. Ex-secrétaire général du PPRD et ancien patron de l’Intérieur, Evariste Boshab est connu comme étantle plus grand commun diviseur de l’espace kasaïen. Il ne cesse d’actionner des coups bas contre certains députés et cadres de cette partie du territoire national qui échappent à son contrôle.

Une messe noire a été dite, le mercredi 22 février 2017 à Kinshasa à la résidence de l’ex-vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Evariste Boshab. Il se prépare un vaste plan destiné à déstabiliser le secteur de l’éducation des provinces démembrées du Grand Kasaï.

Ce jour-là, c’est par une bagarre rangée entre députés que s’est terminée la réunion, après que deux camps se soient formés entre les partisans de ce plan et ceux qui ont juré de le dénoncer. Le député national, élu de Luebo, Pascal Tshitoka, l’un de ceux qui s’opposent au projet fomenté par l’ex-VPM en charge de l’Intérieur, est, confirment des sources concordantes, victime d’un complot. Son péché, c’est de s’être opposé à la volonté d’Evariste Boshab dans son plan de déstabilisation du secteur de l’éducation dans le Grand Kasaï.

En effet, une rumeur persistante de déstabilisation de certains gestionnaires de l’Epsp (Enseignement primaire, secondaire et professionnel), notamment dans le territoire de Mweka, Luebo, Tshikapa, Ilebo et Dekese, court au point d’énerver des cadres et députés de la province du Kasaï. Après recoupement, la main invisible qui téléguide toutes ces actions se révèle être l’ex-secrétaire général du Pprd et ancien vice-Premier ministre de l’Intérieur dans le dernier gouvernement Matata.

Les dessous des cartes

Avec un peu de recul, on sait désormais ce qui s’est dit le mercredi 22 février en présence de l’actuel ministre de l’Epsp, Gaston Musemena.

En effet, on sait que l’actuel ministre de l’Epsp a reçu des informations erronées pour annuler un vieil arrêté pris par son prédécesseur, Maker Mwangu. Les députés à la base de cette action accusent Maker Mwangu de ne les avoir pas consultés avant de prendre la décision d’une nouvelle mise en place. Entre les députés qui appuient cette démarche de remise en cause de l’arrêté de Maker Mwangu et ceux qui s’opposent à cette action, une altercation a éclaté à la réunion du mercredi 22 février. Le député Pascal Tshitoka qui se trouve à la tête du mouvement qui s’oppose à la remise en cause de l’arrêté de Maker Mwangu est en très mauvaise posture.

Ayant contesté cette version des faits, Pascal Tshitoka, élu de Luebo et signataire de la lettre de dénonciation, s’est vu, contre toute attente, menacé par le député dénommé « La Jeunesse » d’Ilebo, préparé pour la circonstance, et semant ainsi la désolation. L’homme s’est saisi d’une bouteille pour menacer son homologue.

En réaction, une députée de Mweka, Mme Isabelle Mbulu, traumatisée, n’a pas hésité de voler au secours de son voisin de Luebo, Pascal Tshitoka, qu’elle considère comme grand notable du recoin.

Dans cette ambiance, les éléments de sécurité et attachés à la garde des autorités présentes sont intervenus et ont mis hors d’état de nuire le député « La Jeunesse » d’Ilebo en guerre contre le sous-proved Mukwey parce que proche et attaché à la cause du député Anne-Marie Mbilambaang.

Par ailleurs, le sous-proved de Luebo serait menacé parce qu’étant très ouvert à Pascal Tshitoka, depuis lors ignoré et boudé par le député Bushabu à cause de ses bonnes relations avec son adversaire du terroir, l’ex-DG du FPI qui aurait érigé un pont à Luebo à la demande de l’homme du peuple, originaire du secteur de Minshangi dans le territoire de Luebo qui ne jure que par Tshitoka Pascal.

Dans les sous-divisions de Mweka, Kakenge et Kampungu, le député Bushabu se réjouit d’avoir éjecté le chef de sous-division de Kampungu, M. Charles Lobo Mikobi, frère consanguin de l’ex-DG du FPI, relégué à Idumbe/Dekese vers une nouvelle sous-division non mécanisée et sous-équipée. Cela malgré son état de santé précaire.

Des sources dignes de foi révèlent qu’à Ilebo, l’homme politique de Mweka veut réussir ses calculs politiciens d’élever l’actuel gestionnaire de la province du Kasaï au détriment de la députée Anne-Marie qui échappe à son contrôle. D’où, il faille commencer par le sous-proved Mukwey qu’on croit être le moteur de sa réélection prochaine.

Face à cette situation de règlement de comptes entre acteurs politiques d’une même famille politique du PPRD, quelle leçon tirée de la politique du Kasaï à peine devenue province autonome ? Moins de trois mois de règne à la tête de l’EPS, faut-il annuler les actes d’un collègue ministre qui s’est distingué à l’EPS ?

L’actuel ministre de l’EPS devrait user de sagesse pour ne pas tomber dans le jeu divisionniste de certains acteurs politiques du Kasaï dont le plus grand commun diviseur est connu de tous. La scène macabre vécue dernièrement doit aider à consulter les hommes et femmes crédibles de cette contrée, déjà préoccupés par la question des miliciens Kamuina Nsapu, en vue de fumer le calumet de la paix.

Quel dividende politique pense-t-on tirer de la déstabilisation du secteur de l’EPS du Grand Kasaï ? Avec toutes les épreuves que traverse le Grand Kasaï, le moment n’est-il pas venu de faire la paix avec tout le monde ?  L’avenir des provinces démembrées du Grand Kasaï en dépend.

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