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Marché Gambela : la grève partiellement suivie

Écrit par Florent N’Lunda N’Silu.

 

La grève des vendeuses et vendeurs du marché Gambela, décrétée hier mardi 28 février par le Syndicat des vendeurs du Congo (SVC) a été partiellement suivie par les affiliés de cette organisation syndicale.

Sur le terrain, trois syndicats se sont affrontés et donné des messages contradictoires à leurs membres qui sont divisés, les uns respectant le mot du SVC et les autres boycottant carrément ce mot d’ordre de grève.

Se confiant à notre Rédaction, le SVC a dit être le plus représentatif des syndicats du secteur dans la ville de Kinshasa, parce qu’encadrant les vendeuses et vendeurs des marchés et « wenze » des vingt-quatre communes de la ville de Kinshasa. Il s’est dit étonné de voir que d’autres syndicats dont les activités ne sont pas exclusivement réservées aux vendeuses et vendeurs des marchés et « wenze » de Kinshasa s’introduire par effraction au marché  Gambela et donner un contre communiqué annulant la grève.

« Ces syndicats ont d’autres visées que lutter pour les intérêts des vendeuses et vendeurs du marché  Gambela », pense le SVC qui a difficile à croire que la démarche de ces syndicats, en ce moment précis, soit réellement pour l’intérêt des vendeurs de ce lieu de négoce.

« Ne sont-ils pas manipulés ? », s’est interrogé le SVN face au bras de fer qui l’oppose au nouvel administrateur du marché Gambela qui, à sa prise de fonction, a instauré une taxe qui les asphyxie davantage.

Selon une indiscrétion, la taxe a toujours existé dans ce marché mais que seul le SNV en était bénéficiaire. Le nouvel administrateur du marché a voulu donc établir les équilibres en associant les autres syndicats au partage de cette taxe.

A l’exception des affiliés du SVC, ceux des autres syndicats étaient présents à leurs endroits habituels. A 10 heures, on avait difficile à penser qu’un mot d’ordre de grève avait été lancé dans ce  marché, le deuxième de par son importance dans la capitale après le marché central de Kinshasa, situé à Gombe.

Pour rappel, le Syndicat national des vendeurs du Congo a décrété cette grève pour amener l’autorité urbaine à faire partir l’administrateur du marché de son poste actuel. Il l’accuse d’avoir instauré une nouvelle taxe.

Créé dans les années 50, c’est-à-dire pendant la colonisation, le marché Gambela avait changé d’appellation sous le régime Mobutu pour s’appeler Marché Mama Apenge. C’était à l’initiative du  commissaire de zone de Kasa-Vubu (l’équivalent de bourgmestre) Malwa ma Vita.

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