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La VSV exige la libération immédiate des militants pro-démocratie arrêtés

Écrit par Donatien Ngandu Mupompa . Publié dans Faits divers

La Voix des Sans-Voix pour les droits de l'homme (VSV) est vivement préoccupée et choquée par le non-respect du droit à la liberté des manifestations publiques pacifiques par les autorités congolaises.

Elle dénonce et condamne l’arrestation, le mardi 21 février 2017 et la privation arbitraire de liberté à onze membres des mouvements pro-démocratie « Lutte pour le Changement (LUCHA) » et « Il est temps », alors qu’ils manifestaient pacifiquement contre l’insalubrité dans la ville de Kinshasa. Il s’agit de  Lewis Yola, Djody Mabanzambabi, Jonas Bulubulu, Tony Mozili, Joyce, Ntwa Christian, Kongawi Felly, Masambo, Mbuwa Herman et Bienvenu Matumo.

Après leur arrestation, les victimes ont toutes été acheminées au camp Lufungula où elles ont passé la nuit en détention avant d’être acheminées au Parquet de Grande instance de Kinshasa/Gombe le mercredi 23 février 2017.

Prendre en considération les revendications

La VSV rappelle aux autorités congolaises que la liberté de manifestation fait partie des moyens de communication auxquels un peuple dit souverain recourt pour s’exprimer et communiquer avec les gouvernants dans un Etat démocratique. Priver aux citoyennes et citoyens du droit à l’exercice des libertés publiques, le cas échéant, du droit de manifester relève purement et simplement d’une dictature qui ne dit pas son nom et prête à « écraser » le peuple.

La VSV pense que l’autorité urbaine aurait dû recevoir les manifestants pacifiques, les écouter et proposer des solutions quant à l’insalubrité transformée en voisine directe et privilégiée de nombreux habitants de la ville de Kinshasa causant ainsi de nombreuses maladies au sein de la population.

Elle ajoute : « Il est temps que les autorités congolaises changent et prennent en considération les revendications légitimes de la population portées par certaines de ses filles et certains de ses fils ».

En définitive, tout en appuyant la manifestation pacifique contre l’insalubrité publique dans la ville de Kinshasa, la VSV exige la libération immédiate et sans condition de toutes les victimes et exige la réparation des préjudices subis par ces dernières, notamment la privation arbitraire de liberté.

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