A la Une

Le pays va très mal, debout Congolais: un message percutant des évêques congolais

Le pays va très mal, debout Congolais: un message percutant des évêques congolais

« Le pays va très mal. Debout Congolais ! Décembre 2017 approche ». C’est ainsi que les évêques...

Bruits des bottes

La guerre reste donc cyclique dans la partie Est de la République démocratique du Congo et...

Unanimité parmi les Congolais qui acceptent la faim pourvu que les élections se tiennent à fin 2017

Unanimité parmi les Congolais qui acceptent la faim pourvu que les élections se tiennent à fin 2017

Tenir les élections à fin 2017 est le credo entonné à l’unanimité par l’ensemble des Congolais...

Nouvelles preuves

Nouvelles preuves

Au-delà du fait que les tueries du Kasaï constituent une perte pour la nation, d’aucuns pensent...

Alexis Thambwe Mwamba:

Alexis Thambwe Mwamba: "Moïse Katumbi peut rentrer, mais…"

A quoi jouent les autorités de la RDC face au dossier Moïse Katumbi ? Dans une conférence de...

Imprimer

Nécessité d’un espace démocratique pour baisser les tensions en RDC

Écrit par Le Potentiel. Publié dans A la Une

La République démocratique du Congo connait une propagation inquiétante des foyers de tension ces derniers mois. La conséquence est que la paix et la sécurité des Congolais et de leurs biens sont sérieusement mises en mal.

Dans le Kongo central, les affrontements entre les adeptes du mouvement politico-religieux, Bundu dia Kongo, et les forces de sécurité ont  causé  en janvier 2017  au moins 8 morts, plusieurs blessés et des pillages des biens des particuliers.

Ce conflit vient de se propager jusqu’à Kinshasa où une tentative de perquisition des parcelles appartenant aux adeptes de Ne Muanda Nsemi  a semé la panique tant à Ngiri-Ngiri que dans la commune de Ngaliema au quartier Ma Campagne. Il y aurait aussi des morts et des blessés ainsi que des véhicules de particuliers incendiés.

Les habitants du Kasaï Central vivent l’insécurité depuis la mi-2016 à la suite d’un conflit entre l’Etat congolais et le chef coutumier Kamuina Nsapu. Ces affrontements ont déjà causé, depuis 8 mois, plus de 150 morts sans compter les blessés et autres incendies des édifices publics et privés.

Le même cauchemar est vécu, voici plus de deux ans, dans le Tanganyika dans un conflit entre l’ethnie Luba et les pygmées. Des dizaines de morts et de blessés, des écoles et des champs incendiés et environ 500 000 déplacés sont enregistrés dans cette province.

Carence des institutions légitimes

Dans les deux Kivu et dans l’ancienne Province Orientale, les morts, les violences, les pillages sont comptabilisés au quotidien. Des dizaines de milices qui opèrent dans ces provinces sont la cause principale de ces exactions. Certains commanditaires de ces milices se la coulent douce à Kinshasa. A ces foyers de tension dus à des conflits armés, s’ajoute la tension politique observée à Kinshasa et dans certaines grandes villes comme Lubumbashi, Goma…

Pour le numéro deux de la Monusco, Mamadou Diallo, un « espace démocratique » devrait, selon lui, éviter ces genres de tension. En effet, la République démocratique du Congo connait une crise née de l’absence des élections en 2016 devant assurer l’alternance du sommet à la base. La RDC se retrouve aujourd’hui avec des institutions illégitimes. C’est le cas de la présidence de la République, le Sénat, les gouvernorats et les assemblées de province ainsi que des bourgmestres. L’Assemblée nationale va tomber dans l’illégitimité dès ce mois de mars 2017.  Pire, les élections restent incertaines. Dans ce contexte où les citoyens n’ont pas la certitude de renouveler les animateurs des institutions par les élections, les conflits de tous genres sont inévitables.

Pas d’alternative à la démocratie

Il est indéniable que les Congolais ne se reconnaissent plus dans les institutions actuelles minées par des intérêts partisans. C’est d’ailleurs pour cette raison que tous les espoirs sont fondés sur l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016 entre les acteurs politiques et de la Société civile. Ce compromis politique est une voie de sortie de crise qui doit justement aboutir à la tenue d’élections à tous les niveaux.

Cependant, après la mort d’Etienne Tshisekedi le 1er février, le pouvoir de Kinshasa est tenté d’enterrer cet accord avec son plus grand défenseur. Ce qui ravive notamment les tensions politiques observées dans les grandes villes.

Toutefois, en attendant l’avènement des institutions légitimes, il est impératif, pour éviter des foyers de tension, que les dirigeants gèrent le pays dans le respect des valeurs démocratiques.  Ce qui suppose que chaque institution agisse conformément à la Constitution qui garantit tous les droits et libertés démocratiques à chaque Congolais. Ceci éviterait l’utilisation disproportionnée de la force publique par la police, les injustices et cette gestion opaque de la République. Des observateurs déplorent notamment cette gâchette facile qu’ont, depuis un temps, les forces de sécurité congolaises.

Dès lors, il apparait que la seule alternative pour baisser et éviter les tensions en RDC est de mettre en place un espace réellement démocratique qui garantisse les droits et les devoirs de chacun et une gestion transparente de la Res publica.

 

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Articles récents

« Le pays va très mal. Debout Congolais ! Décembre 2017 approche ». C’est ainsi que les évêques membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cénco) ont intitulé leur message adressé à la...
More inA la Une  Sports  Economie  

Facebook FanBox