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Sud-Kivu : la Société civile en campagne contre le recrutement des enfants dans les milices

Écrit par L.P.. Publié dans Provinces

Emboitant le pas à l’Unicef, la Société civile de la province du Sud-Kivu s’inscrit en faux contre l’enrôlement des enfants dans les groupes armés. Aussi invite-t-elle tous les chefs de guerre à abandonner cette pratique courante au Nord-Kivu. Et à suivre l’exemple des FARDC où la présence d’un enfant-soldat n’est qu’un vieux souvenir.

 

Le bureau de coordination de la Société civile du Sud-Kivu mène désormais une campagne  contre le recrutement et l’utilisation des enfants par les groupes armés. C’est du moins ce qu’a déclaré dernièrement à Bukavu, Pablo Muke, l’un de ses membres, à l’occasion de la journée internationale des enfants-soldats.

Intervenant sur les antennes de Radio Okapi, il a invité tous les chefs de guerre à imiter les officiers de l’armée. À en croire M. Muke, il n’existe plus un seul enfant-soldat au sein des Forces armées de la RDC.

L’ONG internationale « Appel de Genève » déclare avoir sorti plus de 40 enfants de rangs des groupes armés opérant au Nord-Kivu. « C’est grâce à un dialogue mené pendant plus d’une année auprès de ces groupes armés que ces enfants ont été libérés », indique Tony Kihumbe, coordonnateur programme et représentant en RDC de cette ONG cité par la source.

D’après l’ONG, le recrutement d’enfants soldats, qu’il soit volontaire ou forcé, continue d’être une pratique courante au Nord-Kivu où des dizaines de groupes armés sont encore actifs. Pour Tony Kihumbe, les enfants sont encore nombreux dans les groupes armés locaux et étrangers au Nord-Kivu.

Pour rappel, la Communauté internationale a célébré, le dimanche 12 février, la journée internationale des enfants soldats. Selon les rapports des humanitaires publiés à cette occasion, le phénomène n’a pas encore disparu en RDC.

En application du plan d’action signé en 2012 avec les Nations unies, le gouvernement de la RDC a pris une série de mesures, qui ont conduit, depuis deux ans, à la cessation du recrutement d’enfants par les FARDC.

Mais, plusieurs ONG continuent de dénoncer l’existence de ce phénomène notamment dans les rangs des groupes armés actifs à travers le pays. Raison pour laquelle la Mission onusienne en RDC et d’autres partenaires intéressés poursuivent leurs campagnes de sensibilisation contre le recrutement et l’utilisation des enfants soldats.

En 2016, par exemple, grâce à l’action de l’UNICEF et de ses partenaires, 3 443 enfants, dont 478 filles, ont quitté les groupes armés dans les zones touchées par le conflit.

Le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant concernant la participation des enfants aux conflits armés est en entré en vigueur en 2002. Il interdit la participation des enfants de moins de 18 ans aux hostilités.

Malgré l’existence de ce protocole et d’autres instruments juridiques internationaux, la situation des enfants n’est pas brillante dans le monde. L’Onu estime que  300 000 enfants soldats - des garçons et des filles de moins de 18 ans - sont mêlés à plus de 30 conflits dans le monde.

Ils sont utilisés comme combattants, coursiers, porteurs  cuisiniers ou esclaves sexuels. Certains sont recrutés de force ou enlevés, d'autres s'enrôlent pour fuir la pauvreté, la maltraitance et la discrimination. D’autres encore dans les groupes armés pour se venger des auteurs d'actes de violence commis à leur encontre ou contre leur famille.

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