Imprimer

Spéculations autour de la vente de carburant : des inquiétudes persistent

Écrit par Olivier Kaforo le . Publié dans Online Dépêches

Contrairement à la rumeur faisant état de la hausse imminente de prix de carburant à la pompe, aucun réajustement n’est remarqué. Les produits pétroliers se vendent toujours aux prix fixés il y a plus d’une année.

Un litre d’essence à la pompe coûte 1.550 francs congolais. Pour se procurer un litre de gasoil, le consommateur débourse 1.540 francs congolais.

« Nous n’avons reçu aucune instruction nous demandant d’augmenter le prix à la pompe », a indiqué un vendeur dans une station d’essence au centre-ville (Kinshasa). Selon lui, les prix peuvent être réajustés d’un moment à l’autre compte tenu des données actuelles du marché.

Le lundi soir, des rumeurs ont circulé à travers la ville, faisant état d’un éventuel réajustement de prix du carburant.

«Depuis plusieurs jours, les paramètres d’importation du carburant ont varié dans le sens de la hausse. Mais à la pompe, les prix de vente sont restés les mêmes. Sans réajustement des prix en fonction de ces paramètres, les pétroliers n’enregistrent que des pertes et manques à gagner énormes », a déclaré un économiste indépendant.

Depuis quelque temps, les opérateurs économiques du secteur pétrolier ont décidé de faire pression pour que le gouvernement statue de manière urgente sur une nouvelle structure de prix afin qu’elle fixe le prix réajusté à appliquer à la pompe.

Toutes les tentatives d’avoir la version officielle sont restées vaines. Le ministre de l’Economie nationale que nous avons tenté de joindre à plusieurs reprises, n’a pas été disposé à donner de la voix.

« Le signal fort a déjà été lancé à la fin de la journée du lundi 13 février. Les stations-services de la capitale ont fermées entre 17 et 18 heures. Et donc, il est prévu qu’elles ouvrent par intermittence tout au long de la journée et aux prix initiaux, dès aujourd’hui jusqu’à la signature, par le Ministre d’Etat à l’Economie nationale, de l’arrêté portant nouvelle tarification », a indiqué le site web de zoom éco, un magazine économique qui parait à Kinshasa.

Selon certains observateurs, cet arrêté trainerait à cause de la mesure de cohérence politique et juridique annoncée aux membres du gouvernement par le Premier ministre. Cette dernière rend obligatoire l’avis préalable du Conseil des ministres pour tout projet d’arrêté en attendant la signature de l’ordonnance portant fonctionnement et attributions des membres du gouvernement.

Par conséquent, l’arrêté à prendre par le ministre d’Etat à l’Economie nationale serait dès lors irrégulier tant que ses compétences et attributions n’auront pas été définies juridiquement. D’où, le blocage du processus d’entérinement de la nouvelle tarification du carburant, si seulement cette ordonnance présidentielle n’a pas encore été prise.

En attendant, l’Exécutif national a le choix à faire entre « laisser les pétroliers observer le service minimum au point de durcir le ton s’ils n’obtiennent pas gain de cause » et « permettre aux membres du gouvernement concernés d’agir en toute légalité en évitant aux Congolais la pénurie et la perte du pouvoir d’achat qui découlerait de la spéculation des prix ». Le tout, en tenant compte du facteur temps.

Si la proportion à ajouter sur les prix pratiqués actuellement n’est pas encore connue, il semble être évident qu’elle n’atteindra pas le seuil requis de 5% pour ne pas occasionner la hausse des prix de la course avec l’effet boule de neige sur les prix des tous les biens et services.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Articles récents

Les USA et l’UE sont d’accord pour une transition sans Kabila. Raison, préparer en toute sérénité l’alternance démocratique tant attendue. En retour, ils attendent que l’Opposition s’organise...