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Les dessous des cartes du conflit israélo-palestinien s’invitent dans la crise libyenne

Écrit par Cyprien Kapuku le . Publié dans Internationale

Le nouveau secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres doit pouvoir trouver  un autre nom pour  son représentant en Libye. Car les Etats-Unis ont imposé leur véto sur la personne qu’il a proposé avant comme son envoyé spécial dans ce pays de l’Afrique du nord. Il s’agit de Salam Fayyad. L’homme  est « victime » de ses origines palestiniennes.

Le conflit israélo-palestinien, vieux de plus d’un demi-siècle s’invite désormais dans le choix des personnalités censées travailler pour le retour de la paix dans des pays en situation de rupture de paix sociale. La Libye dont la paix et la sécurité sont devenus des denrées rares doit en savoir quelque chose car celui qui devrait être nommé envoyé spécial dans ce pays de l’Afrique du nord s’est vu refusé l’agrément des Etats-Unis. La personne n’est autre que l’ancien Premier ministre palestinien Salam Fayyad. Coup dur pour le nouveau secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres qui ne s’attendait pas à ce revers. Alors que le successeur de Ban Ki moonfait du retour de la paix dans des pays instables ses  priorités et la Lybie en est une.

Comme il faut le comprendre, les Etats-Unis font partie des alliés inconditionnels d’Israël dans le conflit qui l’oppose à la Palestine. De ce point de vue, la nomination de cet ancien homme d’Etat palestinien au poste de l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations-Unies en Lybie, ne pouvait qu’être mal perçu dans le milieu diplomatique américain. D’autant plus qu’il se fait par hasard que les deux entités, Lybie et Palestine sont arabes. Accepter une telle nomination  serait  sans doute  une faute géopolitique aux yeux de la nouvelle Administration américaine qui ne finit pas de surprendre.

Mais dommage que les dessous des cartes du conflit israélo-palestinien viennent s’inviter dans le choix d’un diplomate  dont la mission première et dernière se résume à la recherche de la paix en conciliant les parties antagonistes.Pendant ce temps, la Lybie vit l’une des périodes les plus instables de son histoire politique, avec le  dédoublement des institutions. L’assassinat de son ancien président et leader africain Mouammar Kadhafi à la suite de l’intervention militaire de l’occident n’aura pas facilité les choses pour ce pays qui, jusque là la paix était son pain quotidien. 

Après le veto des Etats-Unis sur la nomination Salam Fayyad, au Conseil de sécurité des Nations-Unies l’on rabat des cartes dans l’espoir de trouver très rapidement une solution à la crise libyenne aux multiples conséquences fâcheuses. En attendant c’est l’Etat islamique qui y trouve son compte.

Si la résolution de la crise en Lybie doit se faire en urgence, elle ne le sera pas sans doute avec l’ancien Premier ministre palestinien estiment les analyses qui ne voient pas les USA fermer les yeux devant ce choix. Pour eux le pays de l’Oncle Sam est plus que jamais dans un schéma d’un soutien accru  à l’Israël, lequel devrait d’ailleurs s’accentuer ajoutent-ils.  Le projet de délocalisation de l’ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem en dit long.  

 

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