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Santé : le gouvernement met en garde contre les pratiques traditionnelles néfastes

Écrit par Véron Kongo. Publié dans Société

Les pratiques traditionnelles néfastes sont des actes d’usage coutumier qui ne valorisent pas l’être humain. Elles sont à proscrire.

Conformément à l’une de ses missions qui consistent à assurer une bonne santé à la population, le gouvernement fait de la lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes son cheval de bataille. C’est dans cette optique qu’il faut placer la campagne de sensibilisation que mène le ministère de la Santé publique, à travers le Programme national de la santé de l’adolescent (PNSA). Structure qui bénéficie de l’apport du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

Approchée par Le Potentiel, la pharmacienne Musumba a d’abord souligné que les pratiques traditionnelles néfastes sont celles d’usage coutumier qui ne valorisent pas l’être humain. Elle les définit comme étant des formes de violences faites à la jeune fille et à la femme, culturellement tolérées dans certains milieux, mais qui ont des conséquences sur la santé de la reproduction. Elles engendrent des situations médicales calamiteuses sur la victime.

Lorsqu’on parle d’un acte néfaste, il s’agit, a fait savoir la pharmacienne Musumba, d’un acte qui peut nuire à la  santé d’un individu, soit en provoquant la mort, soit en créant un état morbide. Cette morbidité peut être mentale, psychologique, physique avec  conséquences sociales. Cette morbidité peut être également temporaire ou permanente.

Les quelques pratiques traditionnelles néfastes citées par la pharmacienne Musumba sont le mariage précoce qui se contracte au cours de l’adolescence et sans la maturité totale de la jeune fille. Il a des conséquences dans le domaine de l’éducation et de la santé. Le sororat qui est une pratique  consistant à hériter la sœur de son épouse défunte et le lévirat, c’est d’hériter l’épouse de son frère défunt.

Entre autres pratiques traditionnelles néfastes, il y a également les mutilations génitales féminines qui recouvrent des pratiques consistant à ôter, par des moyens chirurgicaux souvent rudimentaires, tout ou une partie des organes  génitaux féminins les plus sensibles. Elles sont couramment pratiquées en Afrique de l’Ouest, mais aussi dans certaines régions d’Asie et du Moyen-Orient.

Selon l’OMS, a révélé la pharmacienne Musumba, 130 millions de filles dans le monde pratiquent les mutilations génitales ; 120 millions pour le seul continent africain, soit un tiers de la population féminine d’Afrique ; 2 millions de fillettes âgées de 4 à 12 ans chaque année.

Concernant les différents types de mutilations génitales, l’OMS, l’Unicef et l’Unfpa les classifie en quatre types : excision du prépuce avec ou sans excision partielle ou totale (type 1) ; excision du clitoris avec excision partielle ou totale de petites lèvres (type 2) ; excision partielle ou totale des organes externes et suture, rétrécissement de l’ouverture vaginale (type 3) ; diverses pratiques non classées (type 4).

 

Conséquences

Les conséquences physiques et médicales qui résultent des mutilations génitales féminines sont  la douleur, la brûlure, l’hémorragie suite aux saignements inévitables, l’infection au niveau de la vulve, l’infection urinaire, gynécologique pouvant entraîner la stérilité, l’incontinence physique, la fistule vésico-vaginale, douleur au bas ventre, le Vih/Sida, l’hépatite B et autres maladies transmissibles par le sang, la sécheresse vaginale, la dyspareunie (douleur pendant les rapports sexuels), la déchirure pendant l’accouchement, le cancer du col de l’utérus, l’intoxication aux produits indigènes, le cas de tétanos.

Stratégies

Eu égard à ce qui précède, le gouvernement devra mobiliser la volonté politique et le financement ; renforcer la compréhension et les conséquences du personnel de santé ; créer des cadres de soutien en matière de législation et de réglementation ; renforcer le suivi, l’évaluation et la responsabilité.

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