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Messe de requiem en mémoire de Tshisekedi à la basilique de Koekelberg de Bruxelles

Écrit par Belga/LP le . Publié dans A la Une

Célébration hier jeudi à la basilique de Koekelberg de Bruxelles de la messe de requiem à l’occasion du décès le 1er février dans la capitale belge d’Etienne Tshisekedi. Selon les témoins, plus de 2 000, toutes nationalités confondues sont venus compatir avec le peuple congolais.

 

Présent à la messe, Félix Tshisekedi a confirmé que son parti, l’UDPS, continuait à lier le rapatriement de la dépouille du leader charismatique à Kinshasa à la mise en place d’un gouvernement selon les prescrits de l’Accord du 31 décembre 2016.

La dépouille de l'opposant historique Étienne Tshisekedi wa Mulumba, décédé le 1er février à Bruxelles, est arrivée jeudi en fin de matinée, entourée de membres de sa famille, à la basilique de Koekelberg pour une messe de requiem en sa mémoire, avant un rapatriement qui reste incertain.

La messe, ponctuée d'interventions de plusieurs orateurs, a été dite par plusieurs prêtres belges et congolais, alors que le cercueil, recouvert d'un drapeau congolais et flanqué d'une photo du défunt, a pris place au centre de la nef.

Plusieurs centaines de membres de la diaspora congolaise d'Europe et quelques responsables belges - dont la présidente du Sénat, Christine Defraigne, et l'ex-ministre des Affaires étrangères Louis Michel - se sont rassemblés dans l'immense basilique pour cette messe d'obsèques, égayée de musique et de chants typiquement congolais, repris en cœur par l'assistance.

Le ministre d’État Herman De Croo (Open Vld), déjà présent dimanche à une veillée funéraire au Heysel qui a rassemblé plusieurs milliers de Congolais de la diaspora, était accompagné des représentants des ministères des Affaires étrangères et de la Défense.

Félix Tshisekedi se prononce sur le rapatriement du corps

Le rapatriement à Kinshasa de la dépouille de l'opposant congolais Etienne Tshisekedi wa Mulumba, décédé la semaine dernière à Bruxelles, est lié à la mise en place d'un gouvernement d'union nationale en République démocratique du Congo, a affirmé jeudi son fils, Félix-Antoine. « Il faut qu'il y ait un gouvernement issu de l'Accord de la Saint-Sylvestre » qui prévoit un partage du pouvoir en RDC durant une période de transition menant à l'organisation d'élections présidentielle et législatives, a déclaré Félix-Antoine à la presse à l'issue d'une messe d'obsèques en mémoire de son père en la basilique de Koekelberg.

« Tout dépendra de leur comportement », a-t-il dit en référence au régime du président Joseph Kabila.

M. Tshisekedi, qui est souvent cité comme possible prochain Premier ministre, a aussi lié le rapatriement du corps du vieil opposant, décédé le 1er février des suites d'une embolie pulmonaire, à des "conditions de sécurité" à Kinshasa.

Selon lui, "la tension monte" dans la capitale congolaise, largement acquise au parti de M. Tshisekedi, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), et « la population ne veut pas que le gouvernement (actuel, dirigé par un transfuge de l'UDPS, Samy Badibanga) se charge » des funérailles.

« Pour que ce gouvernement ne s'en occupe pas, il faut que l'Accord (du 31 décembre dernier) aboutisse », a poursuivi M. Tshisekedi.

L’UDPS reste de marbre

Le parti de l'opposant, décédé le 1er février à Bruxelles à l'âge de 84 ans des suites d'une embolie pulmonaire, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a conditionné mercredi le rapatriement du corps d’Étienne Tshisekedi à la mise en place d'un gouvernement d'union nationale, objet de difficiles négociations à Kinshasa.

« Les dates du rapatriement (de Belgique) et de l'enterrement de notre héros ne seront connues que si et seulement si deux préalables rencontrent des solutions », a affirmé le secrétaire général du principal parti d'opposition en RDC, Jean-Marc Kabund-a-Kabund, lors d'une conférence de presse au siège kinois de l'UDPS.

Selon lui, ces deux conditions sont la « fixation du lieu et de la forme de l'enterrement, l'érection d'un mausolée au centre-ville de Kinshasa où sera gardé pour l'éternité le corps du père de la démocratie" et "la prise en charge de tous les frais liés aux obsèques par l'Etat à travers le gouvernement de large union nationale ».

La formation de ce gouvernement d'union nationale de transition (Gunt), chargé de gérer la RDC jusqu'à l'organisation des prochaines élections, fait l'objet de négociations menées depuis début janvier sous l'égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) après un premier accord de partage du pouvoir conclu le 31 décembre dernier.

Suspendus le 28 janvier 2017, sans compromis autour du mode de désignation du Premier ministre de la transition, les pourparlers directs entre signataires et non-signataires de l’accord du 18 octobre sont censés reprendre après l’inhumation d’Etienne Tshisekedi. En attendant, Majorité présidentielle et Rassemblement se retrouvent en aparté pour aplanir leurs divergences.

 

 

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