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Affrontements PNC-BDK à Kimpese : une mission de l’Onu évalue la situation

Écrit par L.C.. Publié dans Online Dépêches

 

La recrudescence de l’insécurité qui a prévalue au Kongo Central, plus précisément à Kimpese, à la suite des affrontements entre des policiers er les adeptes de Bundu dia Kongo (BDK), préoccupe au plus haut point la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco). Pour preuve, une mission multidisciplinaire de la Mission onusienne en RDC sera déployée, sauf imprévu, ce jeudi 9 février sur le terrain pour évaluer la situation.

Selon le porte-parole de la Monusco, Félix-Prosper Basse, la Mission onusienne « condamne cet acte de violence »  qu’elle « suit de près dans cette partie du pays ». « Des informations qui nous sont parvenues sont alarmantes », a-t-il déploré. Avant de renchérir : « En attendant, nous irons sur le terrain dès demain pour évaluer cette situation ».

Cette équipe onusienne sera constituée, entre autres, des activistes des droits de l’Homme.

Pour rappel, les affrontements qui ont opposé ces derniers jours les policiers aux adeptes du mouvement religieux interdit Bundu dia Kongo (BDK) à Kimpese ont créé un climat de psychose, paralysant ainsi les activités socioéconomiques dans cette cité. La Société civile de Kimpese invite le gouvernement à rétablir le calme dans la cité.

D’après Muanda Mayala de la Société civile de Kimpese intervenant sur les antennes de Radio Okapi, les activités commerciales tournent au ralenti depuis les premiers affrontements entre forces de l’ordre et adeptes de BDK.

Bilan : une vingtaine de morts

A en croire la même source, certains expatriés ont fermé leurs commerces et ont quitté la cité de Kimpese. Les commerces qui ouvrent le font tard dans la journée et ferment plus tôt que d’habitude.

Les paysannes de Kimpese et celles des cités comme Lukula et Songololo ne vont plus aux champs tôt dans la matinée comme elles le faisaient habituellement. Elles rentrent très tôt, craignant d’éventuels affrontements ou d’être arrêtées par les policiers qui pourchassent les adeptes de BDK.

Le trafic des taxis entre Kimpese et Kinshasa ou Matadi a fortement baissé, les chauffeurs évitent de circuler sur cette voie craignant pour leur sécurité.

Muanda Mayala affirme également que depuis les premiers affrontements à Kimpese, certains parents n’envoient plus leurs enfants à l’école par peur des troubles.

La Société civile de Kimpese invite le gouvernement à mettre fin à l’insécurité qui prévaut dans cette cité du Kongo Central.

Des sources proches de la Société civile locale rapportent que les affrontements entre la police et les adeptes de BDK ont fait une vingtaine de morts, plusieurs blessés graves et des dégâts matériels importants.

 

Mardi 7 février, la situation sécuritaire prévalant à Kimpese a été au centre des entretiens entre le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadari, et la notabilité du Kongo Central. Ces derniers ont unanimement condamné ces affrontements et invité les adeptes de BDK au calme. 

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