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Kinshasa sous les eaux

Écrit par Le Potentiel. Publié dans A la Une

La pluie et ses innombrables conséquences à Kinshasa traduisent non seulement l’absence de la politique d’urbanisation de la capitale mais aussi de l’organisation des secours ainsi que la gestion des sinistres.

Il s’agit là d’un défi majeur auquel le gouvernement provincial s’avoue vaincu. Le comble, c’est que le gouverneur de la ville, ses ministres et leurs services, affichent leurs limites de gestionnaire même dans l’entretien des joyaux de la capitale alors qu’ils sont bénéficiaires de plusieurs infrastructures construites par le gouvernement central.

Le gouvernement provincial excelle au manque d’entretien constant des ouvrages d’assainissement, à savoir, les collecteurs, les égouts et les caniveaux en plus d’un curage régulier des rivières, grands déversoirs des immondices et ordures ménagers par plus d’un million de ménages dans Kinshasa.

Le tableau sombre de la dernière pluie diluvienne qui a noyé la capitale de la République démocratique du Congo, de la Gombe, le centre-ville, aux quartiers populaires, caractérise clairement l’absence d’une politique générale centrée sur la construction des ouvrages d’assainissement, répondant à l’étendue de la ville de Kinshasa. Curieusement, les eaux sans issue pendant les pluies au centre-ville, trouvent refuge devant l’office du gouverneur, comme pour lui dire : « voici ce qui arrive aux autres ! »

C’est cette absence  de politique d’urbanisation qui a fait que l’extension de la mégapole congolaise viole et envahisse les zones collinaires, généralement destinées au reboisement et non habilitées à abriter des constructions du genre maisons résidentielles.

A ce triste constat s’ajoute l’absence d’une culture d’hygiène publique dans le chef de la population de la capitale, qui ne diffère en rien de celle de la campagne, faute d’une éducation à la salubrité et à l’hygiène publique.

 

C’est ici qu’il faut s’interroger si la ville de Kinshasa souffre d’une incompétence de ses dirigeants? Ne pas répondre à la question,  c’est laisser la ville sous les eaux.

Commentaires   

0 #1 petits pots 100% bio 15-02-2017 21:50
Vos articles sont top, grâce à vous je m'enrichie et je découvre de nouveaux sujets
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