A la Une

Des dirigeants congolais sur la shortlist de la CPI

Des dirigeants congolais sur la shortlist de la CPI

L’assassinat en mars dernier de deux experts des Nations unies dans le Kasaï reste d’actualité....

Tôt ou tard

Tôt ou tard

Rien n'est gratuit en ce bas monde. Tout s'expie, le bien comme le mal, se paie tôt ou tard....

Assassinat de deux experts onusiens au Kasaï, trafic de minerais et d’armes, … : Nouvelles révélations des Nations unies

Assassinat de deux experts onusiens au Kasaï, trafic de minerais et d’armes, … : Nouvelles révélations des Nations unies

L’assassinat en mars dernier dans des conditions dramatiques de deux experts onusiens dans le...

Interpellation !

Interpellation !

Un nouveau rapport des Nations unies a été rendu public, le dimanche 13 août, à la suite...

Résumé du rapport final du Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo

Résumé du rapport final du Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo

L’assassinat  de  deux  de  ses  membres  – Michael  Sharp,  coordonnateur  et spécialiste  ...

Imprimer

Pologne : quand Fructofresh se maintient grâce aux petites mains nord-coréennes

Écrit par Matshi. Publié dans Internationale

La politique d’exportation à l’étranger de la main-d’œuvre nord-coréenne a si bien payé qu’en plus des hommes, les  femmes sont aussi ciblées comme celles qui permettent à la société polonaise Fructofresh de fonctionner encore malgré la défection des employés locaux à Gubin.

Depuis 2004, cette entreprise polonaise de salades de fruits gagne des parts de marché en ajoutant des additifs interdits dans ses produits et en employant des travailleuses nord-coréennes dans son usine, rapporte  le journal Le Monde reçu à Kinshasa.

Depuis l’esplanade du centre-ville de Gubin, on ne voit qu’elle. L’ancienne usine de chaussures, qui employait plus de 2000 personnes à la fin des années 1980, n’est aujourd’hui qu’un vaisseau fantôme promis à la démolition, constate ce quotidien français.

Victime de la désindustrialisation qui a suivi la chute du mur de Berlin, cette cité de 15 000 âmes de l’extrême ouest de la Pologne vivote désormais grâce aux salons de coiffure bon marché et aux magasins de cigarettes fréquentés par les habitants de Guben, la partie allemande de la ville-frontière.

Beaucoup de Polonais font le chemin inverse et franchissent chaque jour le pont enjambant la rivière Neisse, gelée en cette période hivernale, pour chercher du travail en Allemagne, constate le quotidien français.

Gubin perd peu à peu ses forces vives, attirées par le pouvoir d’achat de l’autre rive, lassées aussi des cadences et des bas salaires imposés par les entreprises locales.

A 8 kilomètres de là, à Czarnowice, poursuit Le Monde, Fructofresh a fait fuir bon nombre de ses salariés. En mai 2014, deux employées levaient le voile, dans l’hebdomadaire local Tygodniowa, sur la réalité de l’usine. Elles avaient touché 649 zlotys (150 euros) en un mois – alors que le salaire de base avoisine les 400 euros en Pologne – et dénonçaient un véritable « camp de travail ».

L’entreprise de fabrication de salades de fruits et de jus de fruits frais est l’un des principaux fournisseurs du marché français grâce à deux intermédiaires, le groupe Pomona, premier distributeur français de produits alimentaires aux professionnels, et la société Bharlev, un fabricant de salades et jus de fruits frais qui complète...    

Une main-d’œuvre nord-coréenne si discrète

Coupée en deux au lendemain de la seconde guerre mondiale, la ville allemande de Guben a une jumelle en Pologne, sur l’autre rive de la Neisse, Gubin. Chaque matin, de nombreux Polonais traversent le pont enjambant la rivière pour tenter leur chance à l’ouest, car le travail manque cruellement et si l’on en trouve, le salaire est tellement insignifiant.

Mais Gubin, la cité polonaise de 15 000 habitants, vivote. La fermeture de l’usine de chaussures à la fin des années 1980, dont la façade tombe aujourd’hui en ruine, a porté un coup dur à l’économie locale.

A huit kilomètres de Gubin, près du village de Czarnowice, s’étend une usine de fabrication de salades de fruits et jus de fruit frais. Derrière la haute palissade en tôle qui enserre le site, l’entreprise a fait bâtir des baraquements où vit une partie de ses employés.

On accède au baraquement par un tourniquet électrique. Pour rejoindre l’atelier de découpe de fruits, les employés hébergés dans le baraquement doivent badger et longer la route principale sur la centaine de mètres qui les sépare de l’entrée de l’usine.

Isolées du monde extérieur par ce dispositif sécuritaire singulier pour un fabricant de salades de fruits, les petites mains de Fructofresh vivent à l’année dans l’usine.

Les sacs de patates et autres denrées alimentaires sont déposés par le livreur à l’entrée, devant le tourniquet électrique.

L’usine a mauvaise presse auprès de la population locale, qui dénonce ses bas salaires et la compare souvent à un « camp de travail ». L’entreprise familiale, d’un effectif de 150 employés, recourt donc massivement à la main-d’œuvre étrangère.

Les employées de Fructofresh viennent pour la plupart d’Ukraine... Et de Corée du Nord. Une cinquantaine de Nord-Coréennes ont rejoint Czarnowice au début de 2015,  recrutées par des sociétés sous-traitantes. Elles sont en permanence sous la surveillance de caméras et d’une « ange-gardienne » nord-coréenne.

Cette filière nord-coréenne assure à Fructofresh un coût de la main-d’œuvre imbattable. L’entreprise créée en 2004, qui a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 10 millions d’euros en 2016, exporte ses produits par camion. Chaque jour à 16 heures, les chauffeurs quittent l’usine en direction de l’Allemagne et de la France…

Puisque ces Nord-Coréennes vivent sur place, « la direction les a sous la main à tout moment », témoigne un ancien employé qui tient à rester anonyme. Les journées de travail durent douze heures en général, un peu moins pendant les mois creux, plus en été, lorsque la demande atteint son pic.

Recluses à l’intérieur de l’usine, les employées sont, selon plusieurs témoignages, privées de passeport et ne peuvent échapper à la surveillance de leurs gardiennes. Au moindre faux pas, leur famille, restée en Corée du Nord, risque des représailles.

C’est ici le pot-aux-roses. Ces Nord-Coréennes, ne sont pas  arrivées en Pologne de plein gré. Elles font partie des milliers d’autres Nord-Coréens dont le salaire gagné à l’étranger doit revenir au pays et servir aux besoins du régime communiste. Qu’importe les mauvaises conditions de travail dans lesquelles ils exercent ; encore moins la violation des droits de l’homme dont ils sont victimes.

Construction d’un nouveau quartier de Pyongyang

C’est grâce au rapatriement des salaires des travailleurs nord-coréens employés à l’étranger que les régime de Pyongyang arrive à soutenir son programme de fabrication d’armes à destruction massive,  et quelque fois avec un coup d’œil furtif à la population comme la construction d’un nouveau quartier résidentiel à Pyongyang, la capitale nord-coréenne.

En fait, selon l’agence nord-coréenne de presse,  KCNA, le président nord-coréen Kim Jong-Un a fait une nouvelle apparition publique le mois dernier pour visiter un nouveau quartier résidentiel en construction à Pyongyang.

Dans les photos publiées par l'organe d'information du régime, indique encore le quotidien Le Monde, on aperçoit le dictateur, le sourire au visage, entouré d'immeubles d'habitation récemment construits sur la rue Ryomyong, dans la capitale nord-coréenne. 

Durant la visite du nouveau complexe immobilier, le dirigeant s'est rendu dans un appartement meublé qui a été équipé, des « plus récentes technologies », selon l'agence KCNA.

Kim Jong-Un a ordonné que les travaux soient complétés pour le "jour du Soleil", le 15 avril prochain. Cette date commémore l'anniversaire de naissance de son grand-père, Kim Il-Sung, fondateur et premier dirigeant de la Corée du Nord en 1948. Comme pour dire : « Tout pour le régime, rien que pour le régime ».

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Articles récents

Environs 1,3 million de dollars américains (1,2 million de francs suisses) et de trois millions d’euros, c’est le nouveau financement à l’aide humanitaire du Gouvernement suisse et hollandais.