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Insalubrité, insécurité, inondations… : l’Hôtel de ville jette l’éponge

Écrit par Florent N’Lunda N’Silu le . Publié dans Online Dépêches

Face aux graves problèmes qui se posent dans la gestion de la ville de Kinshasa (insalubrité, insécurité, inondations…), l’Hôtel de ville jette l’éponge et demande aux Kinois de se prendre en charge.

La ville de Kinshasa est une mégapole avec  quelque 10 millions d’habitants. A l’instar de  grandes villes du monde, elle est confrontée à plusieurs problèmes qui appellent leurs dirigeants à avoir des politiques conséquentes pour les résoudre. Celles liées notamment à l’environnement, à la gestion des immondices, etc. 

Particularité de la capitale : elle fait face à plusieurs problèmes à la fois, dont les uns constituent une menace quotidienne pour la population et d’autres sont à la base de la pollution de l’environnement.

Se posant avec acuité, certains problèmes requièrent d’importants moyens financiers dont l’Hôtel de ville de Kinshasa ne dispose pas. À l’origine, soutient-on, la non-rétrocession à l’Hôtel de ville de Kinshasa d’une certaine quotité que lui doit le gouvernement central, conformément à la Constitution.

À ne point douter, le manque de politiques sectorielles aux problèmes qui se posent à Kinshasa fait en sorte qu’il est difficile de trouver une solution à ces problèmes.

Lors de la cérémonie d’échange de vœux de Nouvel an 2017 entre lui et le personnel administratif et des institutions prestant dans la capitale, le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango, s’est attardé sur des problèmes qui se posent avec acuité à travers la capitale. Il s’agit, entre autres, de l’insécurité, du non-respect du Code de la route, de l’insalubrité, des érosions et des inondations, a rappelé André Kimbuta Yango.

Appel aux Kinois

À toutes ces préoccupations, le chef de l’exécutif urbain n’est pas allé par quatre chemins quant aux solutions durables à y apporter. Selon lui, ces solutions durables nécessitent l’implication de toute la population kinoise, rapporte l’Agence congolaise de presse (ACP).

C’est le cas de l’insalubrité qui exige que chaque habitant de la capitale maintienne son environnement immédiat dans un état de propreté permanent.

À notre avis, seule la sanction peut faire en sorte que la population se conforme à la règlementation en vigueur dans ce secteur. Malheureusement, constate-t-on, les chefs de quartier qui devraient veiller à l’application de cette règlementation ne jouent pas leur rôle. Nombreux sont des « bois morts » et nécessitent par conséquent qu’ils soient remplacés.

Intervenant à son tour, le ministre provincial en charge de la Fonction publique, de l’Emploi et de l’Energie, Emmanuel Mangwana, a indiqué que l’amélioration des conditions de vie du personnel de l’administration  urbaine passe par l’application de la loi organique de mai 2016 portant organisation et fonctionnement des services publics du pouvoir central, des provinces et des entités territoriales décentralisées, ainsi que de la loi du 15 juillet portant statut des agents de carrière de l’Etat.

Dans ce cadre, l’exécutif urbain, via le ministère provincial de la Fonction publique, a déjà élaboré un projet d’édit portant « Statut des agents de carrière des services publics et des entités décentralisées de la ville de Kinshasa », a annoncé le ministre Mangwana.

 

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