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Ce qu’ils ont dit :

Écrit par L.P.. Publié dans Online Dépêches

*Lambert Mende, porte-parole du gouvernement : « Nous sommes un peu surpris parce que hier (Ndlr : lundi 31 janvier), nous étions en discussion avec M. Félix Tshisekedi [fils d’Etienne Tshisekedi] jusque vers 18 heures dans le cadre des concertations entre les participants aux discussions directes de la CENCO. Nous savions que Tshisekedi père était admis à l’hôpital pour des examens et nous apprenons cette triste nouvelle maintenant. Nous présentons nos condoléances à la famille du président de l’UDPS et à tous les membres de son parti. Nous attendons que le gouvernement puisse de manière formelle prendre toutes les dispositions pour les funérailles de cette illustre personnalité qui est un ancien Premier ministre de notre pays, un ancien ministre et qui a été le numéro 2 lors des élections de 2011 et qui était à la tête du deuxième parti politique au Parlement de la RDC ».

*Bruno Tshibala, secrétaire général adjoint de l’UDPS : « Le Rassemblement a été imaginé par le président Tshisekedi pour atteindre un objectif : l’alternance. Et bien qu’il soit mort, cet objectif reste de mise. Il faut rester uni et soudé au sein du Rassemblement, pour que l’alternance soit une réalité au terme de cette courte transition c’est-à-dire en novembre prochain ».

 

*Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale et secrétaire général de la MP : « Un baobab vient de tomber. Etienne Tshisekedi demeure une icône. Que son âme repose en paix ».

 

*Corneille Nangaa, président de la Ceni : « Notre pays s’est engagé sur la voie de la démocratie. Aujourd’hui cette démocratie vient de perdre l’un de ses grands acteurs, en la personne d’Étienne Tshisekedi ».

*Vital Kamerhe, président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) : «C’est la consternation générale. C’est un drame. Je voudrais ici saluer la mémoire de l’homme. Etienne Tshisekedi a consacré toute sa vie pour la restauration de la dignité du peuple congolais. Et c’est à juste titre que son combat se résumait en un seul slogan : « le peuple d’abord ». C’est toute une philosophie, toute une vision d’espérance et d’épanouissement pour le peuple congolais. Depuis 1981 alors que nous, nous commençions nos premiers pas à l’université de Kinshasa nous avons vu cet homme braver la dictature pour que notre pays soit réellement un état de droit, pour la démocratie et la liberté fondamentale. Etienne Tshisekedi a contribué à la formation de la nation congolaise, lui et son parti l’UDPS sont des patrimoines pour notre pays. Le gouvernement voudra bien réservé à Monsieur Etienne Tshisekedi le rang de héros national, car il le mérite. A la jeunesse congolaise, la meilleure façon d’honorer Tshisekedi, c’est d’éviter la violence et préparer un accueil pour honorer le président Tshisekedi. Je nous exhorte tous à la retenue pour éviter que les ennemis de notre pays profitent de ce deuil pour semer la mort et la désolation. Je demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions en collaboration avec toute la classe politique et l’élite congolaise de réserver au président Tshisekedi des obsèques dignes de son rang ».

*Christophe Lutundula, député national, membre du G7 : « Nous avons tous l’obligation de continuer ce combat et de le mener à la victoire. Au-delà de la douleur, la charge citoyenne qui nous incombe est de pérenniser l’œuvre de Tshisekedi et de l’immortaliser ».

* Olivier Kamitatu, député national et président de l’ARC : « Ô capitaine, mon capitaine ! Au prix de tous les sacrifices, bravant tous les risques, il a gardé le cap ! Que son âme repose en paix ».

Modeste Mutinga, sénateur : « Tu as été le modèle d’amour de la patrie, combattant de la liberté, père de la démocratie. Que Dieu te gratifie dans la gloire. Tristesse et consternation à travers le monde pour l’icône de la résistance pacifique. Le Rassemblement doit perpétuer son œuvre politique ».

*Henri-Thomas Lokondo, député national : « Tshisekedi était un homme d’une conviction politique inébranlable. Plus de trente ans, il incarnait la légitimité populaire comme sentinelle de la démocratie. Une icône qui était devenue un esprit. Un des vibrants hommages que le peuple doit lui rendre est l’application stricte et rigoureuse de l’Accord du Centre interdiocésain pour une meilleure organisation des élections ».

*Claudel-André Lubaya, député national et président de l’UDA : «Ton combat pour l’Etat de droit est le seul héritage que tu nous laisses en partage. Vas en paix, vaillant soldat. Tu es juste à côté plus près de nous, par ton esprit. J’adresse mes sincères condoléances à ta famille biologique, à ta famille politique qu’à tous ceux qui, jusqu’au bout, ont cru, avec raison, en la justesse de ton combat ».

*Elikia M'Bokolo, historien congolais de renommée internationale : « C’est vrai [qu’Etienne Tshisekedi] a représenté dans les années 1980, 1990, donc dans cette phase où la dictature Mobutiste était extrêmement rigoureuse, celui ou l’un de ceux qui pensaient que au Congo aussi on pouvait faire des changements importants. Et c’est vrai que jusqu’aujourd’hui, jusqu’à sa mort, il bénéficie aussi de ce capital politique, intellectuel qu’il a incarné à ce moment-là. Il a su, par son nom, par son aura, sur une longue durée, incarner en quelque sorte le non au maréchal Mobutu et aussi la perspective d’une démocratie viable sur le territoire du Congo ».

*Martin Fayulu, député national et président de l’Ecidé : « Le président Etienne Tshisekedi n’est plus. Difficile à accepter. Il laisse un grand vide mais demeure l’exemple du don de soi au service de son pays. Nous avons perdu un monument, une icône et le grand repère de notre pays ».

*Gilbert Kiakwama, député national et président du CDC : « La Nation congolaise est orpheline. Le grand baobab vient de tomber. C’est l’heure de recueillement et de méditation. Nous demandons à toute la classe politique et à toute la Nation et particulièrement aux responsables politiques de la hauteur et de la responsabilité. La politique reviendra. Maintenant la Nation congolaise pense au père de la démocratie, au père de l’engagement citoyen, au père des processus démocratiques. Le président du Conseil des sages des forces politiques et sociales du Rassemblement, je dirai de l’UDPS, vient de nous quitter. Nous saluons sa mémoire et nous disons à notre peuple que nous avons le devoir et la responsabilité de faire aboutir le projet qu’il a porté durant toute sa vie. Il y va de l’engagement citoyen de tout un peuple qu’il est digne de l’héritage du Président Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Nous adressons à sa famille biologique et à l’UDPS nos condoléances les plus émues et les plus chrétiennes. Et que l’âme de cet illustre digne fils de la République Démocratique du Congo repose en paix. Car, il a mené le bon combat et nous demandons à l’éternel de lui réserver la place qui lui revient. La Nation lui sera reconnaissante en élevant cet événement à la dimension nationale et que tous, nous devons être de cœur avec la famille de Tshisekedi, le Rassemblement pour que tous les idéaux qu’il a défendus puissent conduire ce pays vers l’alternance et le développement ». 

Jacques Djoli, sénateur : « D’abord je dois vous avouer que dans la pensée mythologique pour des personnes ayant atteint cette dimension, il est difficile d’intégrer la mort, c’est-à-dire la fin d’un mythe. Et à partir de là, il est difficile de croire que Monsieur Etienne Tshisekedi puisse mourir. Et je crois que sur c’est cette dimension mythique que nous devons continuer à faire réussir et à faire positiver cette icône, ce repère de la construction démocratique au cœur de l’Afrique. Mais au-delà du mythe, c’est l’homme qui part dans ces circonstances très difficiles de notre pays, au moment où nous sommes entre la volonté d’un peuple de consolider cette démocratie pour laquelle il a sacrifié toute sa vie, pratiquement, depuis 1980. Il s’est donné totalement pour que notre pays mérite cette épithète de la République Démocratique du Congo. Après Kasa-vubu, le père de l’indépendance, après Lumumba, le père de la liberté, que nous puissions par une volonté de surpassement honorer Tshisekedi en respectant la Constitution pour avoir instaurer la démocratie. Le premier pas doit être posé très rapidement pour que nous puissions avoir la paix pour laquelle il s’est totalement sacrifié. Au-delà de nos petites bagarres, de nos petits combats politiques, la leçon qu’il faut retenir de cet homme, c’est cette triple dimension, à savoir un mythe, un homme politique et un humain qui aimait beaucoup son peuple ainsi que ses frères et sœurs congolais.

*Maman Sidikou, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, chef de la Monusco : « Le président Tshisekedi est connu pour être un grand combattant de la liberté. C’est une grande perte pour nous. Je le connaissais personnellement et je suis allé le voir plusieurs fois et il m’appelait gentiment grand chef. Il faut se dire que les Congolais savent ce qu’ils font. Ils veulent la paix, la réconciliation et avancer vers les élections paisibles, crédibles et transparentes. Les uns et les autres s’arrangeront pour qu’il n’y ait pas d’impact négatif ».

*Jean-Marc Ayrault, ministre français des Affaires étrangères : « Je m’incline devant la mémoire d’Étienne Tshisekedi, homme de paix et de progrès, qui a lutté toute sa vie pour la démocratie et la liberté en République démocratique du Congo. Étienne Tshisekedi laisse une empreinte indélébile dans l’histoire de son pays. Son engagement ultime pour le respect de la Constitution aura contribué à la signature de l’accord du 31 décembre 2016. Il est important, pour la mémoire d’Étienne Tshisekedi et pour l’avenir de la République démocratique du Congo, que les espoirs suscités par cet accord se concrétisent rapidement pour une transition démocratique à la fin de l’année 2017. A sa famille, ses amis politiques et au peuple congolais, je présente les sincères condoléances de la France ».

*Didier Reynders, ministre belge des Affaires étrangères : « Une figure politique marquante de la République Démocratique du Congo durant plusieurs décennies s'est éteinte aujourd'hui. Le dernier combat d'Etienne Tshisekedi pour le respect de la Constitution et de la démocratie a abouti à la conclusion de l'accord de la Saint-Sylvestre. La Belgique s'associe à la population congolaise dans sa douleur et dans son souhait de voir cet héritage du Président du Rassemblement porter ses fruits et être mis en œuvre ».

*Nkosazana Dlamini Zuma, présidente sortante de la Commission de l’UA : « La meilleure façon d’honorer son héritage et sa longue lutte pour la démocratie en RDC est de mettre pleinement en œuvre l’Accord du 31 décembre ».

*Cécile Kyenge, députée européenne originaire de la RDC : « Sincères et attristées condoléances à la famille Tshisekedi, notamment à son épouse Marthe. La RDC et l'Afrique perdent un grand Combattant

 

 

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