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La situation économico-financière de la RDC nécessite des solutions contra-cycliques

Écrit par Olivier Kaforo le . Publié dans A la Une

Le cadre macroéconomique de la République démocratique du Congo a encore du chemin à parcourir. Pour les experts de la Banque mondiale, les solutions doivent être apportées dans le sens de corriger les erreurs.

La crise que traverse la République démocratique du Congo n’épargne pas le secteur économique. A ce sujet, la Banque mondiale tire la sonnette d’alarme. L’institution financière internationale affirme que la crise congolaise est profonde et risque d’être durable. Pour y faire face, les experts de la Banque mondiale proposent que les décideurs nationaux y apportent des solutions contra-cycliques. A en croire les experts de la Banque mondiale, les indicateurs sont au rouge.

Toutes ces informations sont contenues dans la « 4ème édition du rapport de suivi de la situation économique et financière 2016 ».

La cérémonie officielle de présentation officielle du rapport a été organisée ce mercredi 1er février à Kinshasa. La salle de conférences du Centre Roméo Golf, à Gombe (Kinshasa), a servi de cadre à cet évènement.

Le rapport de la Banque mondiale attribue la crise économique et financière congolaise à la baisse des cours des matières premières mais également aux incertitudes politiques que connaît le pays.

Parmi les remèdes, la Banque mondiale propose, entre autres, des règles budgétaires contra-cycliques. « Des règles budgétaires contra-cycliques et une mobilisation de recettes ont manqué pour élargir l’espace budgétaires et atténuer les effets du choc », a indiqué l’économiste résident de la Banque mondiale, Moïse Tshimenga Tshibangu.

Autre proposition de la Banque mondiale, la mise en place d’un fonds de stabilisation. Celle-ci aurait permis d’épargner les recettes exceptionnelles lors du cycle ascendant des prix des matières premières et d’utiliser cette épargne lors du retournement du cycle.

« Après une forte accélération à près de 9% entre 2013 et 2014, le taux de croissance du PIB réel a ralenti à 6,9% en 2015. Un niveau proche de 2011. Ce ralentissement est en grande partie attribuable à la baisse des cours et de la demande des matières premières. En effet, la valeur ajoutée des industries extractives s’est accrue de seulement 4,8%, contre une projection initiale de 16,7% lorsque le taux de croissance du PIB était projeté à 10,4%. Au même moment, les contraintes structurelles, notamment celles liées au déficit en énergie électrique, ont continué à peser sur les capacités de production du secteur minier », indique le rapport.

Dans le rapport, les experts de la Banque mondiale estiment aussi nécessaire la conclusion d’un rapport formel avec le Fonds monétaire international. Ce, afin de d’espérer à un appui budgétaire avec un impact positif sur la balance de paiement.

« La RDC ne peut résoudre la crise si elle ne pense pas aux réformes », a déclaré l’économiste résident de la Banque mondiale, allusion faite au code minier. Néanmoins, la Banque mondiale reste confiante quant à la capacité de la RDC à résoudre la crise.

La problématique de la chute de réserves internationales constitue également un indicateur qui démontre la descente aux enfers de l’économie congolaise. Le matelas de devises dont dispose le pays ne couvrir que 3 ou 4 semaines d’importations, alors qu’il y a 5 ans, la RDC était en mesure de faire face à plus de 8 semaines d’importations. Une situation causée en partie par la baisse de recettes de l’Etat. Pour certains analystes, la question de la baisse de recettes de l’Etat peut bien être résolue lorsqu’on y met de la volonté. 

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