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L’ambassade de Russie dément la présence des citoyens russes à bord des hélicoptères tombés en RDC

Écrit par O. Dioso. Publié dans Online Dépêches

Aucune présence russe n’a été remarquée parmi les membres d'équipage d’hélicoptères Mi-24 qui se sont écrasés, le vendredi 27 janvier dernier, dans l'Est de la RDC, selon la mission diplomatique russe à Kinshasa.

« Il n'y avait pas de Russes à bord des hélicoptères qui se sont écrasés en République démocratique du Congo », a confirmé un représentant de l'ambassade russe dont le nom n’a pas été révélé.

Il a démenti l’information de l’Agence France Presse (AFP) selon laquelle deux pilotes russes ont été tués dans des crashs d'hélicoptères en RDC. En effet, l'AFP avait antérieurement annoncé, se référant au général de l'armée congolaise Léon Mushale, que deux pilotes russes avaient été tués et trois autres membres d'équipage russes blessés dans les crashs de deux hélicoptères Mi-24 de l'armée congolaise dans l'Est de la RDC.

Ces hélicoptères effectuaient une patrouille de reconnaissance contre les ex-rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) qui avaient capturé un autre pilote russe, d'après le général cité par l'AFP.

Pour rappel, un conflit opposant les formations antigouvernementales et l'armée de la République démocratique du Congo déchire le pays depuis 2004. Le Mouvement du 23 Mai (M23) défend les intérêts de la minorité ethnique des Tutsi dans l'Est du pays. Les autorités congolaises accusent le Rwanda voisin d'aider les rebelles du M23. De son côté, le gouvernement rwandais rejette ces accusations.

À rappeler aussi qu’au cours d’un point de presse tenu mardi 31 janvier, au quartier général de la 34ème région militaire du Nord-Kivu, le général Léon Mushale, commandant de la 3ème zone de défense, en séjour d’inspection à Goma, a affirmé qu’aucune attaque n’a été enregistrée vendredi dernier lors du crash de deux hélicoptères en patrouille dans la région des Mikeno comprise dans le triangle entre l’Ouganda, la Rwanda et la RDC.

Selon cet Officier supérieur des FARDC qui s’exprimaient en présence du vice-gouverneur du Nord-Kivu, Feller Lutayichirwa, et du président de l’Assemblée provinciale (du Nord-Kivu), Jules Hakizumwami, les deux appareils, en patrouille dans le cadre du repérage des infiltrations des ex-M23, sont tombés l’un après l’autre à 1,3 km de distance, à la suite de mauvaises conditions métrologiques dans la région située au pied du mont Mikeno.

Et le général Mushale de reconnaître : « Le phénomène M23 est une réalité dans le Rutshuru avec une possibilité de s’étendre sur le Nyiragongo. » Avant d’assurer que « les FARDC mettrons tout en œuvre pour traquer et anéantir quiconque voudra troubler la quiétude de la population. »

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