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1er février : contrôle du port obligatoire des casques

Écrit par Florent N’Lunda N’Silu. Publié dans Online Dépêches

C’est le jour J : les « wewa » sont enjoints de se conformer au Code de la route, c’est-à-dire porter obligatoirement les casques et les faire porter également à leurs passagers dont un seul est autorisé sur chaque moto-taxi.

L’ultimatum accordé aux conducteurs de moto-taxis, communément appelés « wewa », pour se mettre en ordre, a expiré hier mardi 31 janvier.

A cette date, il était question pour les « wewa » d’avoir pris toutes les dispositions pour disposer de deux casques, l’un pour le conducteur et l’autre pour le passager, dont le port est obligatoire, comme le recommande le Code de la route. A ce sujet, il convient de rappeler que Denis Kambayi, alors ministre de la Jeunesse et des Sports, avait procédé à la distribution de 75 000 casques aux « wewa » de la ville de Kinshasa, don du président de la République, Joseph Kabila.

« Ces casques visent, en cas d’accidents de la circulation, à protéger les conducteurs de moto-taxis et leurs passagers et à amortir le choc », a expliqué le ministre Denis Kambayi aux bénéficiaires très nombreux sur le lieu de distribution.

Le contrôle du port obligatoire des casques par les « wewa » et leurs passagers ainsi que du transport d’un seul passager, annoncé il y a deux mois environ par le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango, prend effet à dater de ce mercredi 1er février 2017. Mais il y a de sérieux doute quant à sa mise en application effective, car jusqu’à l’expiration de l’ultimatum, on n’a pas senti une mobilisation de la part des « wewa », encore moins des autorités pour annoncer l’imminence de l’exécution de cette décision.

On ne serait donc pas surpris outre mesure de voir les « wewa » continuer à se comporter par le passé, c’est-à-dire porter le casque selon les humeurs du jour, foulant ainsi aux pieds le Code de la route.

Tant que l’on observerait le statu quo dans le comportement des « wewa », on ne pourrait dès lors que continuer à se plaindre et à assister aux accidents de la circulation auxquels ils sont impliqués.

Dans un autre registre, signalons la mise sur pied d’une commission chargée d’étudier les voies et moyens de résoudre tant soit peu le problème des embouteillages dans la ville de Kinshasa.

L’Agence congolaise de presse (ACP) signale que le commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC), le général Célestin  Kanyama et les directeurs généraux de la Commission nationale de prévention routière (CNPR), de l’Office des voiries et drainage (OVD) et du Fonds national d’entretien routier (FONER), de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) ont été chargés de présenter dans 48 heures des propositions concrètes susceptibles de résoudre cette problématique des embouteillages dans la capitale.

Trois causes des embouteillages ont été identifiées à Kinshasa. Il s’agit de la formation insuffisante de conducteurs, de la problématique des engins en circulation et de l’état de délabrement actuel de voirie urbaine.

Les participants qui avaient pris part à la réunion au cours de laquelle avait été mise en place la commission ont formulé des recommandations jugées nécessaires pour atténuer l’ampleur des embouteillages. Il s’agit notamment de veiller à l’octroi de permis de conduire en ne délivrant le permis qu’à un candidat qui remplit les conditions requises. Il a été également demandé à la CNPR de présenter la liste exhaustive de tous les centres de formation des conducteurs (auto-écoles) opérant dans la ville de Kinshasa. Le FONER a été chargé de financer en urgence la réhabilitation des routes dites primaires en tenant compte de leur priorité.

 

Il est prévu également des éléments de la Police nationale congolaise sur les artères en vue de réguler la circulation routière.

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