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Mbuji-Mayi : recrudescence des cas de vols à main armée dans la commune de Bipemba

Écrit par Donatien Ngandu Mupompa. Publié dans Provinces

Malgré le couvre-feu instauré dans la capitale diamantifère, les malfaiteurs y sèment toujours l’insécurité.

Au Kasaï Oriental, les habitants du quartier Tshibala Kakumesu, dans la commune de Bipemba de la ville de Mbuji-Mayi se plaignent des cas de vols à main armée à répétition dans leur milieu. Ils affirment que des individus munis d’armes à feu s’introduisent régulièrement dans les domiciles pour torturer, voler et violer.

Les témoins ont fait savoir que le dernier cas de vol à main armée a été enregistré dans ce quartier le vendredi 27 janvier 2017. Selon les renseignements obtenus, des individus armés se sont introduits dans la maison d’un particulier à 22h00’. Là, ils ont ligoté et passé à tabac le père de famille. Son épouse, enceinte et une autre femme en visite dans cette famille ont été violées. Ces bandits ont, par la suite, emporté des objets de valeur et ont enfermé les occupants dans la maison.

Au cours de la même nuit, ont fait savoir les habitants, un autre groupe de bandits a fait irruption dans une autre maison du quartier, exigeant de l’argent, avec des armes braquées sur les enfants, restés seuls en l’absence de leurs parents.

Déçus de n’avoir obtenu de l’argent, ils ont tabassé les jeunes gens et cassé les meubles, avant de partir. La même nuit, les fidèles de l’église Tabernacle Dinanga ont aussi été détroussés par des malfaiteurs en armes.

Pour les habitants de Tshibala Kakumesu, cette situation ne s’explique pas, parce qu’il y un sous-commissariat de la police de proximité installé dans le quartier.​

Plusieurs maisons dévalisées

Il sied de noter que c’est cette situation qui est à la base du couvre-feu instauré dans la capitale diamantifère. Au mois d’octobre 2016 par exemple, des bandits à main armée y avaient dévalisé durant deux semaines des occupants des maisons dans plusieurs quartiers de cette ville, avaient rapporté les sources locales. Elles avaient fait savoir que ces bandits utilisaient le même mode opératoire : ils vidaient les maisons de tous les biens de valeur, passaient à tabac les occupants, abusaient de fois des filles mineures, et tiraient sans sommation sur tout témoin gênant.

Le ministre provincial de l’Intérieur chargé de la sécurité avaient annoncé qu’une opération dénommée « Bupole II » (paix en Tshiluba) était déjà lancée pour mettre un terme à cette situation. Il avait demandé à la population de collaborer avec les forces de l’ordre pour dénoncer toutes les personnes suspectes.

Le ministre provincial de l’Intérieur avait ainsi déclaré à ce sujet : « Nous devons travailler en collaboration avec la population. Elle doit indexer des personnes suspectes, puisque tous ces malfrats vivent dans la population. C’est puisqu’ils les hébergent que ces gens continuent à opérer dans certains quartiers ».

Il avait fait remarquer que la police faisait aussi face à des difficultés logistiques liées à la mobilité, surtout que certains quartiers de Mbuji-Mayi sont coupés par des érosions. L’accès à ces zones à temps pose problème.

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