Imprimer

Le silence pesant de la MONUSCO

Écrit par LP. le . Publié dans Online Dépêches

La Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) a été la grande muette depuis le « regain d’agression », selon les propres termes du porte-parole du gouvernement congolais, constaté depuis la semaine passée par Kinshasa contre la République démocratique du Congo.

 

Depuis le vendredi 27 janvier dernier, la MONUSCO garde un silence pesant tant sur le « crash » de deux hélicoptères de combat des Forces armées de la RDC dans le territoire de Rushuru, au Nord-Kivu, que sur la présence des ex-rebelles du M23 localisés dans cette province.

Pourtant, chaque jour qui passe apporte son lot de nouvelles sur la présence du M23 sur le sol congolais. Kinshasa a reconnu la présence de ces miliciens sur son territoire depuis le 15 janvier. Après mout tergiversations, Kampala a reconnu que des éléments M23 se sont effectivement échappés du camp où ils étaient cantonnés. Kigali a apporté de l’eau au moulin de Kinshasa en affirmant que des personnes se réclamant du M23 ont traversé la frontière et elles ont été interceptées par les services d’immigration rwandaise. Elles seraient estimées à une centaine à ce jour.

En dépit de toutes ces informations, la MONUSCO semble de marbre et n’est pas encore revenue sur sa position datée du mercredi 25 janvier dernier.  Certes, le gouvernement est « le responsable au premier chef de la sécurité » sur l’ensemble du territoire national. Cependant, la  MONUSCO a reçu mission d’assister le gouvernement dans cette tâche qui consiste à « asseoir la paix et la stabilité » dans le pays. C’est d’ailleurs sur la base de cette mission qu’elle a toujours réclamé une coopération militaire avec les FARDC dans la traque des FDLR, ADF et autres forces négatives qui écument la partie Est du pays.

Alors, d’où vient que la MONUSCO entretienne un flou sur la réapparition du M23 ? Pourquoi ses drones de la MONUSCO n’ont-ils pas été mis à contribution dans le repérage de ces forces négatives signalées dans la zone comprise entre Karisimbi et Mikeno ? Des questions sans réponses. Il est surprenant que la MONUSCO, avec ses moyens militaires et autres, ne soit pas en mesure de confirmer ou infirmer la nouvelle incursion du M23. Cela deux semaines après l’alerte donnée par le gouverneur du Nord-Kivu. Il est temps que la mission onusienne cesse de jouer au spectateur. Son silence est pesant.

 

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Articles récents

Le Cardinal Monsengwo serait une personnalité « expérimentée, consensuelle, apolitique, soucieuse de l'intérêt général, gardienne des archives de la conférence nationale souveraine, base de la fondation...