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Steve Mbikayi propose une rencontre Kabila-Tshisekedi

Écrit par Olivier Dioso le .

 

 

Steve Mbikayi, signataire de l’Accord du 18 octobre issu du dialogue national piloté par le Togolais Edem Kodjo, appelle le Rassemblement à « rencontrer » Kabila. Parlant du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, il ne fait allusion qu’au président du comité des sages de cette plate-forme de l’opposition, Étienne Tshisekedi. Steve Mbikayi se dit également « prêt à démissionner » du gouvernement, « pour l'intérêt supérieur de la nation », renseigne Politico.cd. 

Il s’est exprimé ainsi parce que la signature de l’Arrangement particulier pour l’application de l’Accord du 31 décembre n’a pas eu lieu samedi 28 décembre comme prévu. La Majorité et l’Opposition sont loin de s’entendre, notamment, sur le mode de désignation du Premier ministre. Le pouvoir insiste sur le fait qu’une liste de cinq candidats soit présentée au président Joseph Kabila. Alors que le Rassemblement, principale plate-forme de l’opposition qui doit, selon l’Accord du 31 décembre, désigner le Premier ministre ne l’entend pas de cette oreille et tient à ne présenter qu’un seul nom.

 

Pour le ministre congolais de l’Enseignement supérieur et universitaire, indique la source, les opposants du Rassemblement ne devraient pas « imposer un Premier ministre » au président Joseph Kabila. Et d’ajouter : « Moi, je pense qu’il faut régler toutes les questions par le dialogue. Le contexte a changé. Ce n’est plus comme le contexte d’hier où le Président de la République était contesté par une catégorie. À la faveur de l’Accord du 31 décembre, toutes les forces politiques, mêmes les plus radicales, ont reconnu le Président, donc sa qualité du chef de l’État. Alors comme c’est un chef de l’État, il mérite un certain respect et une certaine considération. Quand vous lui envoyez un seul nom, c’est un peu comme si c’est vous qui nommez; d’autant plus que, dans son cahier des charges, le Rassemblement a dit que c’est lui qui doit nommer un Premier ministre et déchoir aussi. »

 

Pour ce député, signataire à la fois l’Accord du 18 octobre dernier à la cité de l’Union africaine et celui du 31 décembre dernier,  les opposants devraient rencontrer le président Joseph Kabila pour trouver une issue à ce problème. « (…) Ce que je peux dire au Rassemblement, c’est de demander une audience auprès du chef de l’État pour lui faire part de sa difficulté de choisir plusieurs noms et d’avoir au moins l’autorisation du Président de pouvoir désigner un seul nom », suggère-t-il.

 

L’autre point de blocage, c’est le refus du Premier ministre Samy Badibanga de démissionner.  Des proches du Premier ministre issu de l’Accord de la cité de l’Union africaine soutiennent que celui-ci ne démissionnerait pas en dépit du fait que quelques figures majeures de son gouvernement ont signé, vendredi 27 janvier, l’Accord du 31 décembre.

 

Membre de son gouvernement, Steve Mbikayi accepte toutefois de démissionner « pour l’intérêt du peuple », tout en demandant toutefois des « garanties » pour Samy Badibanga. « Notre gouvernement est issu de l’Accord de la cité de l’UA. Nous avons adhéré à l’Accord de la Cénco. Donc, une fois les contours de ce compromis mis en place, nous devrions céder le tablier à la nouvelle équipe. Les postes gouvernementaux quand on les occupe, il faut savoir qu’un jour, on doit les quitter. Nous ne devons pas mettre nos intérêts au-dessus de ceux du peuple » a fait valoir Steve Mbikayi.

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