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RDC : 156e sur 177

Écrit par Ben-Clet. Publié dans Apostrophe

Encore un supplice ! Le dernier rapport de Transparency International est tombé le 25 janvier 2017. La RDC y occupe la 156ème place sur 177 pays cotés sur base de la «perception de la corruption» dans le monde.

«Ce classement veut dire que nous sommes parmi les 20 pays les plus corrompus de la planète», explique Ernest Mpararo, président de la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (Licoco) et représentant de Transparency International en RDC.

Cette progression dans le mal doit interpeller les consciencesd’autant plus que lorsqu’on présente la RDC comme un pays corrompu, les investisseurs ont tendance à ne pas s’y aventurer. Conséquences : l’amplification du chômage, l’instabilité sociale et politique, la paupérisation généralisée.

Auteur du rapport, Transparency International déclare que «dans de trop nombreux pays, les besoins les plus élémentaires des citoyens ne sont pas satisfaits à cause de la corruption, alors que les puissants et les corrompus jouissent d’un mode de vie somptueux en toute impunité».

En RDC, la tonitruante nomination de Luzolo Bambi en qualité de « Shérif Anti-corruption » ressemble, trois ans après, à une fleur qui n’a pas su tenir sa promesse. Depuis, le pauvre conseiller se ronge les ongles. C’est qu’il a rencontré moult pesanteurs dans les allées du pouvoir.

Ce qu’il est urgent de faire, c’est d’autoriser les citoyens à, notamment, demander des comptes aux gestionnaires publics. Ceci implique, selon Transparency, la divulgation de l’identité des propriétaires d’entreprises ainsi que l’application des sanctions contre les facilitateurs complices de transferts transfrontaliers de flux d’argent obtenu de manière frauduleuse.

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