A la Une

L’exemple zimbabwéen interpelle : quitter le pouvoir dans la dignité

L’exemple zimbabwéen interpelle : quitter le pouvoir dans la dignité

Au Zimbabwe, l’après-Mugabe se dessine. L’heure est aux négociations entre les galonnés de...

RDC : Une police à deux vitesses

RDC : Une police à deux vitesses

Formée et équipée par l’Union européenne dans le cadre du projet Eupol, la PNC est encore loin de...

L’usure du pouvoir

L’usure du pouvoir

La démocratie en Afrique évolue en dents de scie. Il y a plusieurs exemples qui soutiennent cette...

Projet de budget 2018 : Tshibala se rattrape, mais…

Projet de budget 2018 : Tshibala se rattrape, mais…

C’est au cours d’un Conseil des ministres marathon présidé mardi par le chef de l’Etat que le...

Mi-figue, mi-raisin

Mi-figue, mi-raisin

La journée du 15 novembre 2017 a vécu. L’heure est maintenant au bilan. Sur ce point, les avis...

Imprimer

Revue de presse du vendredi 20 janvier 2017

Écrit par Pitshou Mulumba le .

Le Phare titre : « Arrangement particulier. Sassou à Kinshasa pour faire bouger les lignes ». Selon ce quotidien, le président du Congo-Brazzaville a appelé la Cenco à faire preuve de patience et de calme, à la manière de l’équipage d’un navire engagé dans une délicate manœuvre d’accostage. Pour les observateurs, Sassou est vivement préoccupé par l’ultimatum des évêques catholiques de se retirer de la scène alors qu’ils sont tout près du but. Samy Badibanga, Maman Sidikou et le cardinal Monsengwo ont, tour à tour, échangé avec Sassou sans que le contenu de leurs entretiens ne soit révélé.

A ce sujet, Le Potentiel note : « Sassou Nguesso à la rescousse de la Cenco ». Les évêques qui présentaient des signes de lassitude parce qu’ « agacés par les manœuvres dilatoires des parties signataires de l’Accord du 31 décembre 2016 » ont été prié d’aller jusqu’au bout de leur mission, à savoir : obtenir un compromis pour une transition apaisée devant aboutir à l’organisation des élections.

Pour sa part, La Prospérité écrit : « Atomisation des discussions directes. Le Rassemblement au banc des accusés ». Il s’agit d’une tribune libre relayée par le journal qui traduit, selon son auteur, une véritable volte-face du Rassemblement en rapport avec sa volonté de participer à la gestion du pays. La réflexion de l’auteur, à savoir Kajepa Molobi, un analyste pro-Majorité, tend à ramener le Rassemblement à l’amour de la patrie. Ce dernier considère que dans l’esprit des propositions du Rassemblement, la Majorité présidentielle devrait du coup, devenir la minorité. D’où l’interrogation : « Selon quelle logique un groupe n’ayant jamais gagné des élections peut-il avoir autant de prétentions ? ».

De ce point de vue, la même Prospérité présente le communiqué de la Majorité présidentielle signé par son porte-parole Atundu Liongo comme un dernier cri lancé à Etienne Tshisekedi à peser de tout son poids pour épargner le peuple congolais ainsi que le processus électoral en cours, les désagréments d’une crise somme toute voulue et planifiée.

Forum des As qui ne s’écarte pas de ce point de vue, trouve excessives les prétentions de l’Opposition quant à la Primature et au conseil national de suivi. Le quotidien présente la position de la MP s’en tenant pour la désignation du Premier ministre à la pratique constante depuis la 3ème République : un panel de candidats pour permettre au président de la République de choisir un parmi la demi-dizaine qui lui seront proposée.

En revanche, le député Lokondo lui, est loin de partager la position soutenue par sa famille politique la MP. Repris par Le Potentiel, cet élu du peuple qui estime que l’affaire des mercenaires de Katumbi est un chef-d’œuvre d’imprudence judiciaire, puise dans le dicton latin, à savoir : « Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude » pour déclarer : « Il ne faut donc pas mal négocier les choses et après alléguer ses turpitudes. L’Accord est clair quand il s’agit de la désignation du Premier ministre. C’est au Rassemblement de le présenter. Demander à présent trois, quatre ou sept candidats, c’est créer des problèmes à charge du président de la République ».

La Tempête des tropiques voit les choses comme Lokondo. Sa Une : « Alors que la RDC n’est pas encore sortie de la crise. La Majorité veut raviver la tension », présente la sortie médiatique de la MP par son porte-parole Atundu, comme la « relance d’une campagne de diabolisation de l’Accord de la saint Sylvestre ». Pour ce quotidien, André-Alain Atundu ignore les conséquences qui peuvent découler dès lors qu’il engage la plate-forme dont le président de la République est Autorité morale sur une mauvaise pente. « En relisant l’Accord, nulle part n’est écrit comme l’insinue Atundu, le Rassemblement est tenu de présenter au moins cinq noms de personnalités au poste de Premier ministre… Au contraire, il est reconnu au Rassemblement de désigner le Premier ministre à investir… Jouissant de l’impérium, la MP doit prouver sa bonne foi en mettant en pratique l’Accord pour éviter à la population la désespérante perspective d’un avenir incertain et maudit », conclut le journal.

Articles récents

Deux formations, deux formateurs. Les participants ont été outillés sur l’audit interne en rapport avec les Systèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires (SMSDA) basés sur l’ISO 22000 - 2015....