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Kinshasa: retour en force des vendeurs à la criée sur le boulevard du 30 Juin

Écrit par Florent N’Lunda N’Silu le . Publié dans Faits divers

La pauvreté a jeté dans la rue certaines catégories de jeunes pour chercher quoi mettre sous la dent. Il s’agit notamment des vendeurs à la criée et des enfants en rupture familiale, communément « shegués », dont le comportement sur la voie publique laisse à désirer.

Circuler sur le boulevard du 30 Juin, à Gombe (Kinshasa), on constate la présence des vendeurs à la criée et enfants de rue, communément appelés « shegués ».

Cette présence serait passée inaperçue si le comportement affiché par cette catégorie de jeunes ne heurtait pas les bonnes consciences. Ce qui, pourtant, est le cas pour eux.

En effet, en ce qui concerne les vendeurs à la criée, âgés pour la plupart d’une vingtaine d’années, ils proposent aux occupants des véhicules de passage sur cette artère des accessoires  de téléphones portables, de l’eau en sachet, communément appelée « eau pure », de l’eau vive, etc. On les voit très remuants dans des va-et-vient interminables pour proposer leurs marchandises, profitant des embouteillages constamment enregistrés sur cette artère principale de la commune de Gombe. Mais ils butent à des difficultés, car certains conducteurs de véhicules montent les vitres de leurs véhicules, soit parce que ceux-ci sont climatisés, soit parce qu’ils n’aiment pas être dérangés par qui que ce soit, soit encore pour éviter d’être victimes de cas de vol des biens à bord de leurs véhicules.

Le spectacle amuse sans doute des expatriés qui foulent pour la première fois le sol kinois. Mais des Kinois semblent s’en accommoder.

Faute de mieux

Il y a lieu de noter que ces vendeurs à la criée n’exercent pas cette activité de gaité de cœur, mais à la suite de la pauvreté à laquelle ils sont confrontés. Mais au lieu de chercher à gagner leur pain honnêtement, certains se livrent au vol à bord de véhicules sur le boulevard du 30 Juin.

D’où proviendrait la solution ? De la Police nationale congolaise (PNC), avancent les uns tandis que les autres s’y opposent farouchement. Ils pensent qu’elle est ailleurs parce que certains éléments de ce corps n’accomplissent pas correctement leur tâche. Ils estiment que si l’on active les éléments de la Police, c’est pour rançonner les vendeurs à la criée.

Interrogés, certains vendeurs à la criée se sont plaints d’avoir vu leurs marchandises emportées par des éléments inciviques chargés d’évacuer les vendeurs à la criée exerçant leurs activités sur le boulevard du 30 Juin.

Quant aux enfants en rupture familiale qui se recrutent parmi les filles et garçons, ils se livrent à la mendicité sur le boulevard du 30 Juin. Certains s’accrochent à ces derniers comme des sangsues pour les forcer à délier leur bourse, affichant une mine misérable et tendant une main.

Souvent, on a affaire à des enfants âgés de moins de dix ans ou légèrement au-dessus et vêtus d’une tenue qui laisse transparaître la misère.

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