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Tenir bon

Écrit par Le Potentiel.

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) le reconnaît bien. Il lui faudra donc mettre les bouchées doubles pour aller jusqu’au bout, sans heurts ni tumultes.

Les évêques, qui ont déjà réussi à faire l’essentiel, c’est-à-dire arracher la signature de l’accord politique, devront doubler d’ardeur pour mener à bon port la suite des négociations. Surtout la question sensible de partage des portefeuilles de l’exécutif pour ne pas favoriser un camp et frustrer l’autre. Ils devront également veiller à ce que les appétits égoïstes de certains acteurs politiques ne bloquent la machine des négociations.

On peut ne pas le dire haut et fort, les yeux avertis le voient : comme pour le dialogue de la cité de l’Union africaine, celui du Centre interdiocésain n’a pas échappé à la logique du partage du pouvoir (du gâteau comme on le dit souvent ici).

A ce stade, les évêques devront surtout garder leur intégrité pour ne pas se laisser salir dans ce marigot politique où les caïmans ne se font pas de cadeaux. Surtout dans un pays où les gens veulent tous devenir « milliardaires » et enrichir leurs amis sans qu’on leur pose des questions. Et quand on les leur pose, ils savent comment répondre pour s’en sortir.

Que dire ? Mieux vaut la fin d’une chose que son commencement, enseigne l’adage. A moins de vouloir quelque chose et son contraire à la fois, les acteurs politiques ne devraient pas oublier que le temps est notre grand ennemi si vraiment l’on tient à organiser les élections en décembre de cette année, conformément à l’Accord du 31 décembre 2016.

En toute chose, les évêques doivent tenir bon. Ils ont tout à gagner, en menant avec dextérité leurs bons offices… jusqu’au bout, jusqu’au compromis global et inclusif.

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