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Gestion calamiteuse de Kinshasa : l’assemblée provinciale interpellée

Écrit par Le Potentiel . Publié dans A la Une

L’état de la ville de Kinshasa laisse à désirer, sur tous les plans. La capitale de la République démocratique du Congo est orpheline d’une gestion orthodoxe. Tout est désastreux : l’état de routes, l’assainissement, les tracasseries, etc. L’assemblée provinciale, organe de contrôle de l’hôtel de ville de Kinshasa,  est interpellée pour éclairer les Kinois sur la gestion chaotique de cette mégalopole.

La gestion de la ville de Kinshasa est devenue le fait divers le mieux relaté dans le paysage audiovisuel congolais et dans la presse écrite. Hélas, la publicité faite sur Kinshasa n’est pas pour jeter les fleurs aux dirigeants d’une des plus grandes métropoles africaines mais plutôt pour les interpeller sur la gestion catastrophique de la ville.

Pas un jour ne passe sans un reportage à la télévision, à la radio ou dans les journaux pour montrer la dégradation des infrastructures de la ville de Kinshasa ou sur l’inaction des autorités.  Outre le traitement dans les médias, les Kinois ne cachent plus leur ras-le-bol sur les réseaux sociaux, dans le transport en commun ou lors des discussions occasionnelles. Les Kinois regrettent que, malgré les multiples interpellations, le gouvernement provincial fait la sourde oreille. Aucun feed-back ne vient des autorités de la ville. Toutes les doléances des Kinois butent contre un mur de silence sinon de l’inaction du gouverneur et de ses ministres provinciaux.

Le résultat est que les routes se dégradent à une vitesse sans pareil parce que justement l’entretien ne suit pas. Les travaux de la voirie ne sont que de colmatage des trous et autres réfections trompe-l’œil. Pour preuve : le bâtiment abritant l’hôtel de ville de Kinshasa, à Gombe, au centre-ville, est lui-même entouré des voies en état de dégradation très avancée. En cas de pluie, il faut une embarcation pour y accéder, car tout autour de forme un lac artificiel. Autant dire que si le gouverneur ne peut entretenir les alentours immédiats de son cabinet, que ferait-il des parages de l’Immeuble Botour, en plein centre-ville de Kinshasa, ou encore les avenues Bokassa, Kasaï, Flambeau ou Kabambare, pour ne citer que les routes principales qui permettent l’accès à la Gombe.

« Kinshasa sent la poubelle »

La gestion des immondices, c’est le point faible des dirigeants de la capitale. Depuis le départ, mi-2016, de l’Union européenne du projet Parau, qui s’occupait de la gestion des immondices dans quelques communes de la ville, les Kinois redécouvrent les montagnes d’immondices qu’ils avaient oubliées pendant près de sept ans d’exécution de ce programme d’assainissement. Depuis que cette charge est revenue à l’hôtel de ville de Kinshasa, les points de collecte d’immondices, éparpillés dans les neuf communes de Kinshasa, ne sont pas évacués à temps, avec toutes les conséquences néfastes sur la santé.  Les odeurs pestilentielles infestent des quartiers entiers.

De même, plusieurs mesures prises par l’Hôtel de ville de Kinshasa dans le cadre non seulement de l’esthétique de la ville mais aussi dans le cadre réglementaire, pour éviter les désordres, souffrent d’application sinon de suivi. C’est le cas de la couleur des véhicules de transport en commun. Selon les arrêtés pris par le gouverneur, tous les véhicules de transport en commun devaient être peints aux couleurs nationales (rouge, jaune, bleu ciel). Cette mesure semble jetée dans la poubelle puisque même certains bus de transport de l’Hôtel de ville ne sont pas aux couleurs nationales. Cette situation fait qu’on ne sait plus distinguer les vrais véhicules de transport en commun de ceux de bandits et autres malfrats.  D’où, plusieurs cas d’enlèvements des personnes enregistrés à Kinshasa. Les usagers des transports publics ne savent pas identifier un taxi d’une voiture des particuliers. Une cacophonie tolérée par l’Hôtel de ville. 

Déficit de l’organe de contrôle

Les motocyclistes, appelés communément « wewa »,  circulent sans respect du code de la route encore moins sans casque de sécurité. Ces motocyclistes circulent même sur le boulevard du 30 Juin, à Gombe ! Il y a peu, ces transporteurs hors du commun se limitaient juste à l’entrée de la commune de la Gombe. 

Tout se passe comme si la ville n’est pas gouvernée. Alors qu’il y a tout un gouvernement provincial, en place depuis 10 ans. Voilà pourquoi, de plus en plus, les Kinois, sur les réseaux sociaux et dans le transport en commun, ne jurent plus que par la démission du gouvernement provincial qui s’est caractérisé par une gestion calamiteuse de la ville.

L’assemblée provinciale de Kinshasa est donc interpellée pour jouer son rôle constitutionnel. Celui de demander des comptes au gouvernement provincial quant à la gestion de la municipalité. Alors que la ville de Kinshasa est une des pourvoyeuses des recettes publiques nationales, derrière le Haut-Katanga et le Kongo central, il n’est pas normal que les infrastructures soient en si mauvais état sans que le gouvernement provincial rende compte au souverain primaire.