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Le franc congolais continue à se déprécier malgré les efforts de la BCC

Écrit par Olivier Kaforo le . Publié dans Economie

La dédollarisation de l’économie congolaise risque de prendre encore plusieurs années. Entre-temps, les populations congolaises sont obligées de subir la loi du roi dollar. Il faut donc que des efforts soient réellement fournis dans ce domaine pour espérer un bon résultat.

La monnaie nationale, le franc congolais, continue sa descente aux enfers, malgré les quelques efforts fournis par l’Institut d’émission. Le cap de 1000 francs congolais pour un seul dollar américain étant déjà franchi depuis l’année dernière, le dollar américain se change contre 1300 francs congolais.

A la Banque centrale du Congo (BCC), l’on estime que les quelques interventions sur le marché de change l’année passée ne pouvait pas suffire pour stabiliser la monnaie nationale. « Les interventions réalisées visaient à améliorer l’offre des devises en vue de répondre aux besoins des banques, pour couvrir les besoins en devises de leurs clients importateurs de biens de première nécessité. Cette action a permis d’éponger plus de CDF 260 milliards et de modérer, séquentiellement, le rythme de dépréciation monétaire », a déclaré le gouverneur de la BCC, Deogratias Mutombo, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie d’échange des vœux avec le personnel de la banque des banques.

En matière de politique de change, a-t-il ajouté, la Banque Centrale du Congo a été très active, eu égard à la volatilité effrénée du taux de change.

Au cours des mois de février, avril, juin, septembre et novembre, l’Institut d’Emission a opéré une série d’interventions sur le marché interbancaire des changes, avec la vente de 50 millions USD en moyenne par opération, soit près de 250 millions USD sur la période.

Des mesures d’envergures

Selon la haute direction de la BCC, les interventions ciblées de la Banque Centrale du Congo sur le marché des changes pour en atténuer la surchauffe, d’une part, et l’importance des paiements de l’Etat en devises, d’autre part, ont entraîné une baisse record d’environ 550 millions USD du stock des réserves internationales. Lequel s’est établi à 870 millions USD à mi-décembre 2016, soit 3,85 semaines d’importations de biens et services, venant de 1,3 mois à fin 2015.

« N’eût été la pro-activité de la Banque Centrale qui a eu à recommander l’approvisionnement du pays en produits de première nécessité, le taux de change et les prix à la consommation auraient largement dépassé les niveaux actuellement observés », a indiqué le gouverneur de l’Institut d’émission. Selon lui, la BCC a mis en place un dispositif de veille destiné à suivre en continu les développements sur les principaux marchés, afin de détecter au plus tôt les évolutions non anticipées et de prendre les mesures conséquentes.

S’agissant de la politique monétaire en 2016, un resserrement conséquent a été opéré en plusieurs phases. Globalement, je soulignerais le relèvement du taux directeur de 5 points, passant de 2 % à 7 % ; l’augmentation par paliers du coefficient de la réserve obligatoire, lequel a été porté de 8 % à 13 % et de 7 % à 12 % respectivement pour les dépôts à vue et les dépôts à terme en devises.

Il conviendrait de souligner que l’ajustement haussier du coefficient de la réserve obligatoire a induit la stérilisation de CDF 150 milliards, tandis que les opérations d’adjudications hebdomadaires des bons de la Banque Centrale ont continué, au même moment, à lisser les fluctuations de la liquidité bancaire. 

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