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Déclaration de Opposition politique signataire de l’Accord du 18 octobre 2016 à la Cenco

Écrit par Stanislas Ntambwe le .

 

République démocratique du Congo

Opposition Politique Signataire de l’Accord du 18 octobre 2016 de la cité de l’Union Africaine

A Monseigneur le Président de la CENCO

Centre Interdiocésain de Kinshasa

A Kinshasa/Gombe

Objet : Compromis politique du 31 décembre 2016 du Centre Interdiocésain de Kinshasa

 

Monseigneur le Président,

Conformément aux rencontres que nous avons eues respectivement, le 02, 05 et 06 janvier 2017 pour discuter de la signature du Compromis politique renseigné ci-haut par l’Opposition politique signataire de l’Accord du 18 octobre 2016, il nous parait opportun de réitérer, par voie épistolaire, le bien-fondé de notre prise de position.

A cet effet, il vous souviendra que nous avions nettement porté à votre connaissance que l’Opposition politique signataire de l’Accord du 18 octobre 2016 a suivi avec intérêt la cérémonie de clôture des discutions politiques dites « directes » initiées par la CENCO ; marquée par la signature du Compromis politique susvisé par une partie des participants.

Il s’ensuit dès lors que, pour l’Opposition politique signataire de l’Accord du 18 octobre 2016, quoique ledit Compromis politique n’ait fait reprendre, en d’autres termes, les acquis essentiels de l’Accord du 18 octobre 2016 ne l’a pas signé pour les raisons ci-après :

1.    La crise électorale n’a pas été résolue. Alors que l’Accord du 18 octobre 20165 avait le mérite de proposer un chronogramme précis du processus électoral, ce Compromis politique, par contre, n’apporte aucune précision ni clarté sur les dates. Il renvoie à des horizons incertains ;

2.   Le Compromis politique du 31 décembre 2016 du Centre Interdiocésain de Kinshasa, s’est focalisé sur des réponses à donner à quelques personnes non au peuple congolais ;

3.    Le Compromis politique du 31 décembre 2016 du Centre Interdiocésain de Kinshasa semble être conçu pour l’exclusive satisfaction de la seule composante Rassemblement dans la gestion des Institutions remaniées ou créées à l’issue de ces dialogues ;

4.    La mise à l’écart de l’Opposition politique signataire de l’Accord du 18 octobre 2016 dans les discutions sur la Primature, pourtant déjà acquise à l’Opposition sur base de l’Accord du 18 octobre 2016 et occupée par un membre de ladite Opposition régulièrement nommé. A la rigueur, les discutions sur cette question n’auraient même pas dû concerné la Majorité présidentielle qui par un engagement, urbi et orbi, avait cédé cette charge à l’Opposition politique signataire de l’Accord du 18 octobre 2016.

Par ailleurs, il y a lieu de porter à votre connaissance qu’aucun délégué aux discutions dites « directes » du Centre Interdiocésain n’avait reçu mandat des membres de l’Opposition politique signataire de l’Accord du 18 octobre 2016 de l’engager sans approbation préalable de sa plénière. Ainsi, aucun autre délégué de l’Opposition politique signataire de l’Accord du 18 octobre 2016 ne peut engager ni les délégués aux discutions politiques dites « directes » conduites par la CENCO, moins encore l’Opposition politique au Dialogue.

Toutefois, attachée au dialogue comme seule voie de sortie de crise politique, née du fait de la non tenue des élections dans les délais constitutionnels et légaux, l’Opposition politique signataire de l’Accord du 18 octobre 2016 reste ouverte à toute initiative tendant à trouver une voie de sortie satisfaisante, afin de parvenir, une fois pour toute et tous ensemble, à des élections crédibles et apaisées.

Veuillez agréer, Monseigneur le Président, l’expression de nos sentiments patriotiques.

 

Fait à Kinshasa, le 09 janvier 2017,

Pour l’Opposition politique signataire de l’Accord du 18 octobre 2016 de la cité de l’Union Africaine

Samy BADIBANGA, Président ;

Azarias RUBERWA ;

José MAKILA ;

Jean-Lucien BUSSA

 

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