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Le Collectif Filimbi dénonce les tentatives de déstabilisation des Mouvements citoyens

Écrit par Stanislas Ntambwe. Publié dans Online Dépêches

Les ministres MP des Affaires foncières, Félix Kabange Numbi et Koko Nyangi, de l'Urbanisme et Habitat sont pointés du doigt.

Le Collectif « Fillimbi » accuse le pouvoir de Kinshasa d’orchestrer les tentatives du dédoublement de son mouvement. Dans une déclaration lue, lundi 06 janvier 2017 à Kinshasa, Filimbi cite nommément deux membres du gouvernement issus de la Majorité présidentielle (MP). Il s’agit entre autres, de Félix Kabange Numbi, ministre des Affaires foncières et Koko Nyangi, ministre de l'Urbanisme et Habitat et secrétaire général-adjoint de la MP.

Le collectif Filimbi affirme qu’il n'a jamais pris part à une quelconque rencontre avec ces deux personnes qui, selon ces jeunes militants, « s'affairent depuis quelques semaines à dilapider l'argent du contribuable congolais en tentant de soudoyer des jeunes, y compris des militants du collectif Filimbi, pour les convaincre d'adhérer à leur manœuvre méprisable », a déclaré Jean de Dieu Kilima, membre de Filimbi.

Il en est de même, ajoute-t-il, d’un autre mouvement dit « citoyen » qui serait en préparation et qui tenterait 'd'usurper le label du collectif Filimbi, en utilisant un logo présenté comme étant celui de « Filimbi originel ». C’est ainsi que, les vrais animateurs de Filimbi informe l'opinion que tout militant impliqué dans cette « supercherie » ne fait plus partie du collectif.

Révélations

Mais aussi, le collectif compte porter plainte contre les deux ministres pour les « menaces de mort » que ces derniers auraient proféré contre Joseph Alindi, un militant Filimbi de Bunia qui a fait des révélations troublantes sur ce plan machiavélique.

A propos de l’accord politique signé le 31 décembre 2016, sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) dont Filimbi encourage l’implication en faveur de la Paix. Seulement, le collectif Filimbi se dit choqué par le fait que cet accord autorise Joseph Kabila à rester au pouvoir.

Pour Filimbi, la classe politique congolaise a légitimé « un putsch constitutionnel, tout en laissant l'essentiel des pouvoirs (Nomination du Premier ministre, Ceni, services de sécurité, Cour constitutionnelle, etc.) à J. Kabila. Et ce, sans pour autant rassurer sur la matérialisation d'une alternance au plus tard en décembre 2017, conformément au dit-accord », note-t-on dans leur communiqué.

Appel à la vigilance

En outre, le collectif Filimbi constate que depuis la signature de l’accord, « le partage du pouvoir entre acteurs politiques semble avoir très clairement pris le dessus sur la résolution de certaines questions d'intérêt plus général tel que la libération des centaines de prisonniers politiques et d'opinion repris en annexe de l'accord ».

Ainsi, invite-t-il les congolais à une plus « grande vigilance et à la poursuite des campagnes de sensibilisation ainsi que des actions pacifiques jusqu'à l'obtention du départ du président Kabila, conformément à la Constitution ».

Par ailleurs, un communiqué circule depuis quelques jours dans les médias, annonçant a tenue du premier congrès des mouvements citoyens congolais prévu du 10 au 11 janvier. Aux dernières nouvelles, l’on apprend que ce congrès a été reporté d’une semaine soit du 17 au 18 janvier 2016.

Le collectif Filimbi qui reconnait avoir été contacté par le mouvement Nouvelle génération consciente (Nogec), refuse de participer à ce congrès dont il ne connait ni les tenants, ni les aboutissants. Il voit la main la MP derrière cette rencontre.

Par ailleurs, Filimbi dénonce la détention « arbitraire » à l'Agence nationale de renseignements (ANR) de Carbone Beni Wa Beya, chargé de la mobilisation et du déploiement au sein du Collectif. Il a été enlevé le13 décembre 2016 devant le siège de la Cenco à Kinshasa, avec trois jeunes activistes du mouvement « Compte à rebours », lors d’une manifestation pacifique pour réclamer le strict respect de la Constitution.

 

 

 

 

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