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Banque mondiale : 75 milliards Usd pour intervenir dans les pays pauvres entre 2017 et 2020

Écrit par AMK. Publié dans Economie

Avec un projet de budget 2017 aussi faible que celui déposé au Parlement, 4,8 milliards Usd, la RDC, avec ses 75 millions d’habitants,  sera sans doute obligée de solliciter l’aide de la Banque mondiale qui vient de recevoir des promesses de fonds estimées à 75 milliards Usd pour les trois prochaines années. Les Congolais seront durement confrontés à la pauvreté au cours de l’année prochaine suite à la baisse des moyens régaliens de l’Etat. Triste réalité pour un  pays aux multiples potentialités mais dont les populations restent majoritairement pauvres.

Le groupe de la Banque mondiale a annoncé, dans un communiqué publié le 15 décembre, que l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de l’institution dédié aux pays les plus pauvres, a mobilisé 75 milliards de dollars américains auprès d’une soixantaine de pays donateurs et bénéficiaires.

Ces promesses d’appui est un « record », note la Banque mondiale dans son communiqué. « C'est un moment charnière dans le combat pour éradiquer l'extrême pauvreté », a salué le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, cité dans le communiqué. Refinancée tous les trois ans, l'Association internationale de développement pourra ainsi compter entre 2017 et 2020 sur des ressources en augmentation de 44,2% pour intensifier son soutien aux pays en guerre, aux populations déplacées et à la lutte contre le réchauffement climatique.

« Les pays les plus pauvres - notamment les plus fragiles et vulnérables - recevront le soutien adéquat pour créer des opportunités et devenir plus résistants aux chocs et aux crises », a estimé Kyle Peters, un des cadres de la Banque mondiale. Au total, 75 pays à faible revenu seront éligibles pour recevoir les fonds de l'IDA.

Eradiquer la pauvreté d'ici à 2030

Le communiqué précise qu’un tiers de 75 milliards de dollars proviendra des obligations que l'IDA émettra pour la première fois de son histoire sur les marchés alors qu'elle dépendait exclusivement, jusque-là, des contributions des pays riches. Selon la BM, cela permettra de lever 3 dollars pour chaque dollar alloué à l'IDA et constitue ainsi la « proposition la plus concrète et tangible » afin d'atteindre l'objectif d'éradication de la pauvreté d'ici à 2030 fixé par la communauté internationale.

Cette innovation, qui doit être effective dès 2017, a toutefois soulevé des inquiétudes dans la Société civile qui craint que les retours sur investissement n'entrent en concurrence avec les retombées pour les pays les plus pauvres. Le reste des 75 milliards provient à parts à peu près égales des contributions de 48 États donateurs et de réallocations de fonds par la Banque mondiale. La liste des contributions par pays n'a pas encore été rendue publique. La Banque mondiale s'efforce de trouver de nouveaux moyens de financement pour répondre à une demande croissante pour ses prêts et n'a pas exclu de lancer une augmentation de capital.

Ces fonds seront servis à quelque 75 pays à faible revenu situés majoritairement en Afrique entre le 1er juillet 2017 et le 30 juin 2020 pour remédier aux situations de fragilité, de conflits et de violence, pour lutter contre les déplacements forcés, le changement climatique, les inégalités hommes-femmes, ainsi que pour promouvoir une bonne gouvernance et des institutions solides, l’emploi et la transformation économique.

Les financements prévus devraient notamment permettre d’offrir des services de santé et de nutrition essentiels pour 400 millions de personnes, l’accès à de meilleures sources d’eau pour 45 millions de personnes, des services financiers pour 4 à 6 millions de personnes, un accouchement sans risque pour 11 millions de femmes et la vaccination de 130 à 180 millions d’enfants.

Rappelons que depuis sa création en 1960, l’IDA a apporté 500 milliards de dollars (en prix constants de 2015) de financements au profit de 112 pays. Le volume annuel de ses engagements a représenté en moyenne 19 milliards de dollars au cours des trois dernières années, dont 50 % étaient destinés à l’Afrique.

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