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Les routes secondaires se détériorent de plus en plus à Kinshasa

Écrit par Donatien Ngandu Mupompa. Publié dans Faits divers

Dans la capitale de la République démocratique du Congo, plusieurs routes qui devaient permettre de désengorger les artères principales sont actuellement presqu’impraticables.

Elles sont jonchées de nids-de-poules, de crevasses et, par endroits, elles sont complètement impraticables et sont inondées par les eaux de pluie et celles des caniveaux bouchés.

Parmi les routes dégradées, il y a notamment l’avenue Kabasele Tshamala (ex-Flambeau), l’avenue du Commerce, une partie de l’avenue Colonel Ebeya et le rond-point Kin-Mazière, le croisement des avenues Shaba et Ngiri-Ngiri.

Les conducteurs évitent désormais d’emprunter l’avenue Kasa-Vubu pour déboucher sur  l’avenue du Commerce, à cause de la dégradation du tronçon. L’avenue du Commerce connaît quelques travaux de réhabilitation, mais son tronçon situé derrière l’hôpital général provincial de Kinshasa (ex-Mama Yemo, ressemble aujourd’hui à une rivière.

La majorité des voies qui conduisent vers le marché central sont carrément impraticables. Les avenues Bokassa, de l’Ecole, du Plateau ne servent plus qu’aux piétons et aux conducteurs volontaires soucieux d’aider la population kinoise.

Dans la ville de Kinshasa, le respect du code de la route dépend de l’état de la voie, s’amuse un conducteur, expliquant qu’on ne peut pas respecter ce document sur une route en mauvais état.

L’OVD manque d’argent

C’est le cas de le dire, plusieurs routes de Kinshasa se dégradent chaque jour davantage en cette période d’abondantes pluies. Pratiquement, toutes les communes de la capitale sont concernées. Cependant, l’argent pour résoudre ce problème fait défaut, a fait savoir l’Office des voiries et drainages (OVD), pour entretenir les routes relevant de sa compétence.

C’est pratiquement tous les jours que Kinshasa enregistre des pluies depuis quelques temps. Et les usagers de la route en souffrent. L’eau de pluie remplit tous les nids-de-poules existant ou en crée de nouveaux. Cette situation est à la base de plusieurs bouchons à différents tronçons, surtout aux heures de pointe. Certaines routes ne se décongestionnent qu’assez tard.

Aucune commune n’est épargnée. De Tombalbaye à Bokassa, en passant par l’avenue Kasaï, le croisement Kabambare-Huilerie ou les tronçons rond-point Molaert-Cité Oasis à Bandalungwa. Sur les avenues Elengesa, Mompono, Force Publique, des bouchons sont perceptibles presque toutes les matinées. La place commerciale de Limete et la Route de Matadi au niveau de DGC à Ngaliema  sont aussi concernées.

Pour sa part, l’OVD affirme qu’il manque de financement pour réhabiliter les routes secondaires relevant de son ressort, car n’étant pas ravitaillée par le gouvernement provincial.

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