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Budget ou gadget

Écrit par Ben-Clet. Publié dans Apostrophe

Ce matin, 12 décembre 2016, le Parlement n’a pas encore examiné le projet du budget 2017 de l’État. Le premier projet, initialement présenté par le premier ministre sortant, n’a même pas été réceptionné au motif que le gouvernement démissionnaire n’avait ni la légitimité ni la qualité d’engager la République.

Mais la fin de la session dite «budgétaire» approche. Le successeur de Matata - Samy de la cité de l’Union africaine ou «son successeur» du Centre interdiocésain - est donc attendu sur ce sujet.

Déjà réduit à quelque quatre milliards de dollars sur papier, le budget préfiguré n’atteindra pas ce niveau en recettes. On sait que le gouvernement – qui vise prioritairement l’organisation des élections et le paiement de son pléthorique personnel politique – rêve, sans gêne, de tendre la main aux contribuables euro-américains.

Par le passé, la généreuse coalition financière internationale avait contribué à hauteur de 52 à 57% pour boucler notre budget «national». Les enjeux de la transition 2017 vont (re)solliciter cette solidarité. Quelle dépendance !

Le prétexte est bon pour constater avec amertume que, chaque fois que Kinshasa se fait opportunément rappeler à l’ordre par les donateurs, il se cabre en arguant sa souveraineté … dans la commission des actes illicites. Peut-on vraiment être souverain quand le nerf de la guerre vous échappe ?

C’est ici l’occasion de nous pencher sur la problématique de volumineuses dépenses opaques, dites de souveraineté, qui favorisent l’évasion des millions du Trésor public au profit des apparatchiks du régime. Sans cette réflexion citoyenne, notre budget virtuel demeurera un gadget pour intellos prédateurs.

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