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Cinq questions à Bruno Kaimwa Maneno (*)

Écrit par Propos recueillis par Bienvenu Ipan. Publié dans 5 Questions à...

1.1. Vous venez de représenter la République démocratique du Congo au Forum international sur la paix en Afrique, tenue à l’Université de Nairobi. De quoi a-t-il été question ?

Du 08 au 09 décembre 2016, les chercheurs et scientifiques africains se sont réunis à l’Université de Nairobi au Kenya pour débattre et échanger sur la question de la paix en Afrique. Le thème principal du forum était : «Comprendre les facteurs qui poussent et qui attirent les jeunes africains dans la violence, l’extrémisme et la radicalisation.» Le Forum, organisé à l’Université de Nairobi, était une bonne opportunité pour les scientifiques africains d’examiner à fond la question de la violence, de l’extrémisme et de la radicalisation des jeunes.

 

2. Qui sont les organisateurs de ce Forum international ?

Les principaux organisateurs du forum étaient des anciens boursiers SYLFF, « Sasakawa Young Leaders Fellows Founds » de l’Université de Nairobi. Les assises ont été financées par la «Tokyo Foundation ».

 

3.   3. Pourriez-vous faire la synthèse des travaux de ce Forum ?

Pendant deux jours, les jeunes scientifiques africains venus de plus de 10 pays, à savoir le Kenya, le Soudan du Sud, le Nigeria, la Somalie, l’Ouganda, le Burundi, le Rwanda, la Tanzanie ; la RDC, le Japon, l’Afrique du Sud, ont échangés autour de la question en rapport avec l’extrémisme et la radicalisation des jeunes en Afrique. Le premier jour était consacré à la définition des concepts extrémisme et radicalisation. Il s’en est suivi les études de deux cas : le cas de la RDC, a été présenté par le professeur Bruno Kaimwa Maneno et celui de l’Ouganda l’a été par Barbra Natifu Chercheur – Doctorant à l’Université d’Oslo. La première journée s’est clôturée par des travaux en équipes, des réflexions, des propositions concrètes à ce problème. Un des moments le plus important des échanges était, bien entendu, l’intervention d’un participant Kenyan, leader d’une organisation des jeunes travaillant à l’Université de Larisa, au Nord du Kenya. La deuxième journée s’est focalisée sur la violence favorisée par les médias et les religions. Il était plus question de voir comment les médias favorisent-ils l’extrémisme et la radicalisation. Mr Debarl Inea, spécialiste en communication, a expliqué à fond comment les médias favorisent-ils l’extrémisme et la radicalisation chez les jeunes. La fin de la deuxième journée a été marquée par l’intervention de l’imam Docteur Hassan Kinyua, professeur à l’Université de Nairobi, théologien musulman. Il a insisté sur le fait que toute religion porte le germe de la violence dès que les Écritures Saintes se lisent et s’interprètent librement. Dans la suite, Dr Hassan Kinyua s’est attardé sur le contexte dans lequel vit tous les jeunes musulmans, les frustrations qu’ils connaissent étant donné que le terrorisme, la radicalisation semble n’être réduit qu’à la seule religion musulmane.

 

4. Quelles sont les recommandations de ce Forum international de Nairobi ?

Enfin, des recommandations ont été faites pour que les jeunes africains ne soient les proies de la violence, de l’extrémisme et de la radicalisation. Les participants au Forum international ont jugé nécessaire de renforcer l’éducation à la paix, promouvoir un langage de la paix et multiplier les actions pacifiques. Cette recommandation concerne tout le monde. Il aussi été demandé au pouvoir public de promouvoir des politiques incitatives à la paix. Des politiques publiques qui résolvent les vrais problèmes des jeunes, à savoir ceux liés notamment à l’éducation, l’emploi. Le Forum a enfin recommandé aux médias de participer à la construction de la paix et d’éviter de faire l’apologie de la violence. 

 

5. Pouvez-vous vous présenter brièvement?

Je suis professeur dans les institutions universitaires publiques et privées de la RDC. Mes domaines de recherche sont la décentralisation, les politiques publiques, le développement local et le développement personnel ainsi que les études internationales et interculturelles. J’ai une licence en Relations internationales, une Maitrise en Politiques publiques et un doctorat en Études internationales et interculturelles. Vous comprenez que mon parcours universitaire me permet d’avoir des compétences scientifiques du domaine local, national et international. Après la soutenance de ma thèse doctorale en 2013 à l’Université de Deusto, en Espagne, je suis rentré au pays.

(*) Professeur dans les institutions universitaires publiques et privées de la RDC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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