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SCTP : nécessité de poser un diagnostic clair pour des solutions durables aux problèmes de l’entreprise

Écrit par St Augustin K.. Publié dans Economie

La Société commerciale des transports et des ports (SCTP) traverse l’une des passes difficiles de son histoire, que même la suspension du dernier directeur général n’a rien changé à la situation.

La situation que vit en ce moment la Société commerciale des transports et des ports (SCTP) exige que soit posé un diagnostic clair pour envisager des solutions durables aux problèmes de cette entreprise du portefeuille de l’Etat tenant compte des avis et suggestions du personnel. C’est du moins ce que pense une certaine opinion afin de sauver ce fleuron de l’économie en proie à de grosses difficultés de trésorerie.

D’entrée de jeu, on se pose cette question légitime : que se passe-t-il à la SCTP ? D’autant plus que la situation que traverse la SCTP (ex-ONATRA) laisse plus d’un observateur perplexe. Compte tenu de la complexité des données, l’on est tenté d’esquisser ces quelques réflexions.

De la gestion

Il faut remonter dans l’histoire lointaine de l’ONATRA, pendant la deuxième République sans doute, pour voir le président de la République, le maréchal Mobutu, recevoir dans la salle du Congrès à N’sele M. PALINCK, président directeur général de l’ONATRA, son conseil d’administration, d’une part, les délégués syndicaux et le personnel de l’ONATRA d’autre part, pour porter un diagnostic clair afin de trouver des solutions durables aux problèmes de cette société  tenant compte des avis et suggestions du personnel.

Cet échange, unique en son genre aux yeux des observateurs, où le problème d’une entreprise d’Etat a été traité au sommet de l’Etat au cours d’une séance à bâtons rompus démontre à suffisance la dimension et la pertinence des problèmes qui se posent au sein de la SCTP (ex-ONATRA).

On a certes cru trouver la solution durable, mais hélas, la gangrène  était plus profonde que les traces de la cicatrisation. En revisitant les images de cette cérémonie, l’on revoit le film de tristes événements de novembre 2016.

Le rituel qui précède et organise les départs des Directeurs (DG) de l’ex-ONATRA SCTP est le même, depuis plus de 30 ans. Sauf cette fois– ci, l’équipe gouvernementale démissionnaire s’est offert le privilège de frapper au moment elle est censée assurer les affaires courantes (sic).

La ministre du Portefeuille, qui a pris l’arrêté de suspension, n’a proposé aucun élément de solution aux problèmes de l’ex-ONATRA, laissant ainsi les cadres et agents dans un tourbillon manifeste.

Des retraités

A la SCTP, ex-ONATRA, les retraités constituent la première catégorie sociale à problème, depuis bientôt 10 ans. Des agents ont été mis à la retraite sans bénéficier de leurs indemnités de sortie. Ils ont un statut administratif et juridique hybride, et c’est dans cette catégorie de personnes, enfants d’agents et cadres décédés compris, que se recrute le plus grand nombre de chahuteurs, danseurs et tous ceux qui s’offrent en spectacle à l’occasion des manifestations à la SCTP.

Ces manifestations sont les produits des laboratoires, où sont passés maîtres des anciens dirigeants en quête de repositionnement.

On compte parmi ces manifestants, les anciens menuisiers, charpentiers, toutes catégories d’ouvriers qui n’hésitent pas à l’occasion de dresser cercueils et autres corbillards symboles d’enterrement des dirigeants décriés, souvent pour des raisons inavouées.

Une semaine après, la suspension de l’Ingénieur Jean Kimbembe, dernier DG en date, beaucoup d’entre eux qui se sont laissé entraîner se posent la question du pourquoi de cette manipulation. A l’ONATRA, on chahute d’abord, on danse d’abord, on enterre d’abord …. Sans savoir pourquoi et quelles en sont les raisons profondes. La SCTP passe aujourd’hui pour un champ expérimental de manipulation par excellence.

Des griefs

La ministre du Portefeuille se serait appuyée sur la tension sociale pour prendre son arrêté de suspension à l’endroit de Kimbembe Mazunga, alors que l’on attend encore les conclusions de l’enquête du Parquet général et bien attendu les résultats de l’audit diligenté par le Conseil supérieur du Portefeuille. Qu’est-ce qui peut justifier cette précipitation dans la décision de Mme le ministre ?

Force est de constater que malgré le départ de Jean Kimbembe, la tension sociale persiste. Alors, une question se pose : Mme le ministre va-t–elle revenir à charge et suspendre encore en attendant la remise – reprise qui tarde. Cela fait plus de dix ans que ce scénario se répète, le ministère du Portefeuille devrait tirer des leçons du passé et orienter son intelligence à la recherche des causes profondes qui rongent le fonctionnement de la SCTP (ex-ONATRA) de là à se poser la question, sur l’héritage de la ministre qui aura vu passer deux conseils d’administration ?

Au lieu de prendre des mesures à la hâte pour satisfaire quelques intérêts mesquins qui, tout compte fait, n’apporte aucune solution aux vrais problèmes de l’entreprise, le ministère du Portefeuille devrait se ressaisir pour rétablir ce qui est de droit. Il y va de la crédibilité des institutions de la République.

Par rapport à tout ce qui se passe, les observateurs avisés se posent des questions : Quelle est la part du Gouvernement dans la gestion des avoirs de la SCTP ? Quid de la gestion de compte RLT ? La SCTP  a–t–elle le pouvoir de gestion de tous ces comptes ?

Si cette situation ne se clarifie pas, on est loin de sortir de l’auberge ; les mêmes causes produisant les mêmes effets.

Loin de nous, de nous immiscer  dans les relations tumultueuses tutelle et entreprise. Mais tant que les choses ne seront pas harmonisées,  il y a fort à craindre que la paix sociale ne soit pas au rendez–vous dans un avenir proche à la SCTP (ex-ONATRA).

Malheureusement, une véritable chasse à l’homme s’installe, on en veut à certaines têtes, ce climat est loin de s’installer une paix sociale à l’ex-ONATRA.

Permutation ici, changement de fonction là–bas, à dire vrai le problème est ailleurs. Un des syndicalistes de la SCTP, qui s’est prêté au questionnement de la presse, dans une émission télévisée, a donné une version responsable de la situation qui prévaut au sein de leur entreprise.

Il est temps, que les autorités du pays prennent, sans état d’âme, des décisions responsables. Ne pas sanctionner pour le plaisir de sanctionner. Nous devons privilégier l’intérêt supérieur de la Nation.

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