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Parlementaires et associations se liguent contre la corruption en RDC

Écrit par Bienvenu Ipan.

Le chapitre RDC du Réseau des parlementaires africains contre la corruption (APNAC/RDC), en collaboration avec la synergie des associations qui luttent contre la corruption, ont commémoré, le vendredi 9 décembre 2016, la Journée internationale contre la corruption. En RDC, cette journée a été célébrée sous le thème : « Unissons-nous contre la corruption pour l’émergence de la RDC ».La cérémonie s’est déroulée dans la salle de spectacles du Palais du peuple.

Le 2ème vice-président de l’Assemblée nationale, Remy Massamba, a représenté le président de cette institution, Aubin Minaku. Il a noté que la corruption est une affaire de tous, car elle avilit l’homme et détruit la société tout entière. À cet effet, il a indiqué que« le parlement s’y apprend à travers des initiatives relativement au contrôle parlementaire de tous ceux qui ont la charge de gérer la chose publique ».

Le conseiller spécial du chef de l’État en matière de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme en RDC, le professeur Luzolo Bambi Lessa, a estimé que l’heure n’est plus ni à l’élaboration ni à la ratification des lois et Conventions, mais plutôt aux croisades. Une façon pour lui d’en appeler à l’engagement de tout un chacun à apporter sa contribution de façon à rendre cette lutte effective.

Le président du Réseau des parlementaires africains contre la corruption, chapitre RDC (APNAC/RDC), Jean-Pierre Pasi Za Pamba, a indiqué que toutes ces associations et institutions se liguent pour « demander aux gouvernants et aux gouvernés congolais d’arrêter ou de rompre avec la chaîne de corruption ».

Unies contre la corruption pour le développement, la paix et la sécurité, ces institutions et associations interpellent tous ceux qui abusent de responsabilités leur confiées pour se livrer à la pratique de la corruption. Car, a-t-il fait remarquer, la corruption constitue « une menace directe pour les investissements, affecte les pays riches et pauvres de la même façon, mais ce sont les vulnérables qui en souffrent ».

Rappel à l’ordre

Il a également rappelé le but de cette célébration qui constitue un rappel à l’ordre, mieux un examen de conscience individuelle ou collective qui invite chacun aux principes de redevabilité et de responsabilité pour un Congo émergent à l’horizon 2030.  Il en appelle à tous les compatriotes congolais et ceux qui ont choisi la RDC comme leur deuxième patrie de peser et faire en sorte qu’on bannisse les anti-valeurs, surtout en cette période tumultueuse que traverse la RDC où le dialogue est la seule voie pour consolider la paix.

Le président de l’APNAC/RDC a estimé que le temps de paroles étant révolu, la RDC devra infliger des sanctions contre les coupables et récalcitrants pour éradiquer la corruption.

Se référant à la Convention de Vienne qui régit le monde en matière de lutte contre la corruption, le point focal du ministère de la Justice en matière de lutte contre la corruption a suggéré que la République démocratique du Congo a tout intérêt à procéder à une auto-évaluation en ce qui concerne la lutte contre la corruption. C’est alors que les autorités congolaises pourront rectifier le tir et prendre des mesures appropriées pour mieux lutter contre ce fléau qui, non seulement, avilit l’homme, mais aussi et surtout, gangrène la nation et constitue un frein au développement de la RDC.

Plusieurs associations partenaires s’engagent à appuyer l’APNAC/RDC dans la lutte contre la corruption. Ce qui a justifié leur présence au cours de cette manifestation. C’est le cas de l’Association africaine de lutte contre la corruption (AALCR) ; l’Observatoire congolais pour l’éthique professionnelle (l’OCEP) ; le point focal du ministère de la Justice et des Gardes des sceaux contre la corruption ; la Lutte contre la corruption au Congo (LUCOCO).

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