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De 930 à 1125

Écrit par Ben-Clet. Publié dans Apostrophe

Naïf, le directeur général de l’Institut supérieur des techniques appliquées (Ista), à Kinshasa, a été suspendu par sa hiérarchie pour avoir succombé aux sirènes des professeurs sangsues. En cause, sa collaboration active avec ces affameurs des parents d’étudiants.

Il a commis le péché d’augmenter, d’autorité, le taux des frais académiques. Passant de 930 francs congolais/le dollar à 1125. Comme il fallait s’y attendre, les enfants ont violemment protesté. En barricadant la voie publique et en embrasant deux véhicules appartenant à des citoyens étrangers à l’Ista.

Cette action inappropriée a, bien entendu, invité la police à intervenir avec des pan... pan… pan en l’air et du gaz lacrymogène. À l’heure du bilan, plusieurs étudiants ont été blessés, dont cinq grièvement.

Vient la pluie des questionnements. L’État ne payant (presque) pas en dollars les émoluments de ses parasites politiques ou les salaires de son personnel civil et militaire, le professeur-gérant avait-il le pouvoir d’imposer le minerval en dollars à l’Ista ? De qui l’Ista a-t-il obtenu la dérogation d’indexer la prime due aux professeurs au taux du jour de la devise américaine ? L’Ista est-il devenu un bureau de change et son DG, cambiste académique ?

La conclusion, cela tombe sous le sens, est qu’à cause de son amour du dollar, le DG de l’Ista a provoqué l’incendie qui a mis sens dessus dessous tout l’Ista, troublé l’ordre public, blessé des étudiants, calciné deux voitures, délesté la police de quelques grenades de gaz lacrymogène et, finalement, consumé le pyromane lui-même.

Comment prévenir la survenue d’autres Ista en cette période de grande agitation politique ? Un devoir à domicile.

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