A la Une

Le ton monte

La République démocratique du Congo court à l’implosion si rien n’y est fait pour faire échec à...

Tentative de sabotage de la marche du 31 décembre : Infiltration programmée des paroisses catholiques

Tentative de sabotage de la marche du 31 décembre : Infiltration programmée des paroisses catholiques

L’appel lancé par le CLC pour une marche populaire le 31 décembre 2017 a mis les services de...

Parcours biaisé

Parcours biaisé

Le président de la République a promulgué, dimanche 24 décembre, depuis Lubumbashi où il se...

Décrispation politique : marge de manœuvre étroite pour Olenghankoy

Décrispation politique : marge de manœuvre étroite pour Olenghankoy

C’est en mission de décrispation politique que le président du CNSA Joseph Olenghankoy s’est...

Message de libération de la CENCO : « Le pays va mal, mettons- nous debout »

Message de libération de la CENCO : « Le pays va mal, mettons- nous debout »

A l’instar du Comité laïc de coordination qui a annoncé, pour le 31 décembre 2017, une...

Imprimer

Cinq questions à Philippe NGOMA MASSUNDU (*)

Écrit par Propos recueillis par Médard Muyaya le . Publié dans 5 Questions à...

1. Les travaux du Comité préparatoire du Dialogue ont démarré sans le Rassemblement. Qu’en pensez-vous ?

La réalité, c’est que toute l’opposition n’y est pas. Le Rassemblement est un grand ensemble de près de 80% de l’opposition. Mais lorsque vous y ajoutez le MLC et même l’opposition républicaine qui siège au gouvernement, il y a lieu de conclure que personne n’y est. Cela va tourner au monologue tel que c’est fut le cas lors des concertations de triste mémoire dont les sept cent résolutions n’ont jamais été appliquées à ce jour.

2. Malgré la récusation d’Edem KODJO par le Rassemblement, la Monusco appelle ce dernier à rejoindre la table des négociations. Quel est votre point de vue ?

Kodjo n’est pas récusé par le Rassemblement, lui seul. Au regard de la réussite totale de la journée ville morte de mardi dernier à l’appel du Rassemblement, le peuple a montré son rejet de celui-ci. Il doit tirer les conséquences de sa démarche complètement biaisée, c’est-à-dire rendre le tablier. Il y va de la dignité de cet homme d’État qui, en son temps, a dirigé l’OUA.

3. Malgré la ville morte décrétée par le Rassemblement, la Monusco estime que l’unique cadre des revendications reste le Dialogue. Quelle est votre lecture ?

Le Dialogue n’est pas un cadre de revendications mais plutôt de discussions et négociations. Mais avant celui-ci, il y a des préalables que nous avons posés et que nous estimons, jusqu’à ce jour, non remplis. D’où notre refus d’y participer. C’est un cadre d’harmonisation des vues principalement pour l’organisation des élections dans le temps et le respect de la Constitution. Nous comprenons les inquiétudes de la Monusco car c’est à elle que reviendra le plus dur du travail, c’est-à-dire  le rôle de pompier lorsque la maison RDC sera en feu.

4. D’aucuns pensent que les mesures prises par le gouvernement suffisent pour entamer le processus du Dialogue. Y a-t-il encore des préalables majeurs ?

Seul le Rassemblement est habilité à estimer que les mesures prises par le gouvernement sont satisfaisantes ou pas et personne d’autres qui n’en font pas partie. En ce qui concerne celui-ci, nous considérons qu’aucun préalable n’est rempli. Il n’y a pas de préalables majeurs ou mineurs. Tous s’équivalent. C’est l’ensemble ou rien. Nous en prenons pour exemple les poursuites judiciaires à l’endroit de Moïse Katumbi et les détensions arbitraires de tant d’autres à ce jour en prison. Il y a également des dédoublements des partis politiques dont on parle peu. Ces pratiques doivent cesser. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités en rétablissant la légalité des labels de ces partis politiques qui ont chacun son leader naturel. 

5. Comment entrevoyez-vous l’avenir de la RDC ?

Au regard du comportement cynique de ceux qui gouvernent, il est clair que l’avenir de la RDC est sombre. Nous entrons dans une zone de turbulence. Je me demande quand nous en sortirons-nous et dans quel état. Et pour éviter tout cela, il y a lieu simplement de respecter la Constitution. Le dénouement heureux de la situation en RDC dépend de ses dirigeants. Plus nous nous approchons de la fin du mandat du président Kabila, plus la situation devient plus compliquée. La pression monte, les pistes de solutions positives s’amenuisent, créant un doute sur l’avenir et un flou artistique. Mais il n’est pas encore tard pour faire mieux, dans la mesure où les autorités de notre pays doivent montrer leur bonne volonté et privilégier les intérêts supérieurs et basiques de la population au détriment de leur boulimie du pouvoir.

Propos recueillis par Médard Muyaya

(*) Président des Compagnons de Moïse Katumbi (C.M.K)

 

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Articles récents

L’atelier national, qui est entré dans sa 2ème phase, vise à proposer aux enseignants les modules d’enseignement simultané du français et d’une des langues nationales, selon les zones linguistiques.